Anne Soupa n’a évidemment aucune chance d’être nommée archevêque de Lyon. Cette théologienne catholique engagée n’est ni diaconesse, ni prêtre, conformément au droit canon qui réserve ces fonctions sacerdotales aux seuls hommes, et elle ne peut donc prétendre à la fonction d’archevêque. C’est le pape lui-même qui choisit les évêques, considérés comme des successeurs des apôtres.

Anne Soupa naît le 1er avril 1947 à Paris; son père est Henri Beaugé-Bérubécompagnon de la Libérationcommandeur de la Légion d’honneurcroix de guerre 1939-1945 avec palmes. De 1947 à 1949, elle passe son enfance en Allemagne de l’Ouest, où son père est aide de camp du général Kœnig, gouverneur militaire de la zone d’occupation française en Allemagne. De 1950 à 1960, elle grandit au Maroc, lorsque son père est détaché auprès du gouvernement marocain pour l’administration provinciale.
 Elle vit ensuite à Beauvais puis passe son baccalauréat au lycée Victor-Duruy de Paris. Elle entre alors Institut d’études politiques de Paris, section service public, dont elle sort diplômée en 1968
Elle cofonde avec Christine Pedotti le Comité de la jupe, qui promeut le féminisme au sein de l’Église catholique. En 2009, elle cofonde le mouvement réformateur catholique de la Conférence catholique des baptisé-e-s francophones, qui promeut dans l’Église la responsabilité de tous les baptisés (et pas seulement des clercs) .

Qui soutient l’initiative d’Anne Soupa, candidate à l’archevêché de Lyon ?

  5 600 personnes ont signé la pétition de soutien à la théologienne Anne Soupa, qui a fait acte de candidature à l’archevêché de Lyon, lundi 25 mai. Parmi les signataires, des catholiques souvent identifiés au courant progressiste, mais aussi des personnalités du monde politique ou médiatique.