Thierry Lévy est né dans une famille bourgeoise juive. Son père, Paul Lévy, est journaliste à L’Aurore, au Journal et à L’Intransigeant puis fondateur en 1918 de l’hebdomadaire Aux Écoutes. Sous l’Occupation, privé de la gestion de son journal parce que juif, il se cache dans le sud de la France avec sa femme, Rosie Nathan, avocate au barreau de Paris convertie au catholicisme. Le couple a trois enfants, baptisés par l’évêque de Paris, après la Libération.

Son père meurt alors que Thierry Lévy, collégien à Janson-de-Sailly, a 14 ans. Celui-ci reprend sept ans plus tard le journal familial, en perte d’audience, essayant de le faire passer d’un positionnement droitier à des engagements de gauche, ce qui finalise la chute de l’entreprise.

Il obtient le diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris (section Service public, promotion 1967)

En 2008, il obtient la relaxe de Roger Cukierman, poursuivi pour injure publique par Alain Krivine. L’année suivante, aux côtés de son confrère Dominique Tricaud, Thierry Lévy défend avec succès Siné, poursuivi par la LICRA, mais relaxé par le tribunal de Lyon.

Avocat des cinémas Utopia, Thierry Lévy obtient, en 2010, le rejet de l’action intentée par l’Association culturelle juive des Alpilles (ACJA), puis la condamnation de Yann Moix et du Figaro pour injure publique contre les responsables du réseau de cinémas. En 2012, il plaide avec succès pour son confrère Jérémie Assous contre la multinationale All Communication Network, déboutée de sa plainte en diffamation

Thierry Lévy, né le 13 janvier 1945 à Nice et mort le 30 janvier 2017 à Paris, est un avocat pénaliste français.