On connait Tinder, Attractive World, Meetic… Si certaines sont à l’origine françaises, elles ont toutes été rachetées par des concurrents étrangers. Dans la jungle des applications de rencontre, pourtant aujourd’hui, deux petits poucets encore tricolores. Et le potentiel du marché français est important. Aujourd’hui l’utilisateur moyen de Tinder y  passe 45 minutes par jour. D’après certains experts du secteur, la rencontre sur la toile va devenir tellement courante que 2030 devrait être l’année où près de la moitié des nouveaux couples pourraient s’être connus en ligne.

« Il y a déjà au moins la moitié des gens qui font des rencontres en ligne, en tout cas dans les pays dits Wester (Etats-Unis, Europe, …). C’est un marché qui a encore une réserve de potentiel absolument incroyable » explique Didier Rappaport, cofondateur de l’application française Happn, qui géolocalise les utilisateurs et leur proposent de retrouver leurs « crush » réels par le biais de la localisation.

« Le gros problème des applications généralistes », estime un spécialiste, c’est qu’on se retrouve avec une masse d’utilisateurs qui ne partagent pas les mêmes communautés d’intérêts. » L’application Once, fondée par Clémentine Lalande, veut apporter l’approche « slow dating ». « Un match par jour », présenté chaque jour sur l’application, à midi.  » On peut spécifier des critères très, très précis sur Once.  Notre algorithme est intelligent, derrière, il va analyser qui tu es, qui tu cherches. On va  analyser tes goûts, tes comportements, qui tu likes, qui tu n’aimes pas, etc. « . L’amour made in IA, en somme.

Sahara Cohen