La semaine dernière, en même temps qu’il dévoilant son plan de relance pour le tourisme, le Premier ministre a incité les Français à partir en vacances, dans l’Hexagone. Le tourisme de cet été sera franco-français, un tourisme de proximité. Comment peuvent rebondir les entreprises du secteur ?

 

Selon Didier Arino, Directeur Général de Protourisme,  le tourisme a déjà perdu 150 000 emplois. Mais comme pour la plupart, ce sont des saisonniers qui ne pourront pas travailler, ces pertes ne sont pas encore comptabilisées dans les chiffres du chômage.

30% des entreprises touristiques (mais aussi leurs fournisseurs) sont en grande difficulté et en risque de déposer le bilan.

Beaucoup d’autres, majoritairement les grands groupes, n’attendent que le « go » du gouvernement pour rouvrir. Et ils ont déjà mis en place les protocoles stricts qui leur permettra d’accueillir leurs clients en toute sécurité : que ce soit pour les piscines, les restaurants avec le service à table, les animations en plus petits groupes…

 

Les communes touristiques vont exonérer les cafetiers de droits de terrasses, elles vont aussi subir la baisse de la taxe de séjour. Ce sont elles aussi les grandes instigatrices de la relance du tourisme. C’est de leur économie locale dont il est question.

 

En plus des aides d’Etat (chômage partiel et des charges qui sont différées voire annulées), le fonds de BPI France, doté de 1,3 milliard d’euro, permettra de renforcer les fonds propres des entreprises, ce qui leur permet ensuite d’obtenir des financements pour des investissements. Des investissements qui doivent à la fois leur permettre de reprendre leur activité, mais aussi de développer la part environnementale et numérique liée à leur secteur, c’est une conditionnalité qu’a donnée le gouvernement, comme il veut le faire avec l’aérien ou l’automobile.

Hélène Samson