L‘annonce d’une possible collision d’un astéroïde avec la Terre, et cela, à la veille de l’élection présidentielle américaine a fait l’effet d’une annonce hautement symbolique. Cette coïncidence sonne bizarrement comme un remake apocalyptique d’Armageddon ! Du coup la presse américaine s’en est donné à coeur joie, ironisant sur le thème de cette campagne qui tourne au film catstrophe

Que se produira t-il le 2 novembre prochain ?  Il faut d’abord savoir que les astéroïdes et comètes (objets géocroiseurs) sont des objets astronomiques dont l’orbite les mène près de la Terre et représentent alors des menaces potentiellement catastrophiques. Ces astéroïdes géocroiseurs sont surveillés étroitement par le Centre d’études des objets géocroiseurs de la NASA. Selon ce dernier, 16 000 objets géocroiseurs ont été découverts à ce jour. Parmi ces 16 000 objets géocroiseurs, il y a VP1 2018 qui pourrait entrer en collision avec la terre le 2 novembre .

Un astéroïde est un corps céleste composé de roches et de métaux, dont la taille peut aller de quelques centimètres à plusieurs kilomètres. La naissance des astéroïdes remonte aux origines de notre système solaire, il y a 4,56 milliards d’années. A ce jour, l’hypothèse la plus communément admise est qu’ils résultent de fragments de roche qui n’ont pas pu s’agglomérer pour former une planète.

Mais les probabilités que le VP1 2018 repéré par l’observatoire Palomar de Californie tombe sur Terre ne sont estimées qu’à une sur 240 par la Nasa. En réalité, les astronomes ont encore beaucoup d’incertitudes, car ils ne possèdent encore qu’une poignée de jours d’observations. « Nous avons besoin d’au moins trois points de données pour estimer l’orbite d’un objet, mais cela ne nous donnera encore qu’une estimation très approximative, explique Jonti Horner (University of Southern Queensland) dans son article publié dans « The Conversation ». Plus nous pouvons obtenir d’observations et plus la période de temps est longue, mieux nous pouvons fixer l’orbite ».

Avec seulement 2.5 mètres de diamètre, il n’y aurait donc qu’1 % de risque pour qu’il s’écrase quelque part dans le pays. L’agence spatiale affirme qu’il y a trois points d’impact possibles, sans plus de précision. L’année dernière, Jim Bridenstine, un administrateur de la NASA, avait tout de même averti que les astéroïdes pourraient devenir la plus grande menace pour la Terre.

Clothilde lemoine