C’est le Fonds monétaire international, généralement pessimiste dans ses prévisions, qui a lâché l’information. Dans ses prévisions, la récession mondiale consécutive aux mesures de confinement pour endiguer la pandémie, sera plus forte que prévue.

Au niveau mondial, la contraction du PIB passerait de -3% prévu en avril, à – 4,9% aujourd’hui. Des mauvais chiffres dus aux mesures de confinement qui ont duré plus longtemps qu’annoncé initialement et qui ont mis à l’arrêt pendant plusieurs semaines les économies d’une grande majorité de pays. La pire crise depuis la Grande Dépression des années 30.

 

Et toutes les régions du monde sont concernées par ces projections pessimistes.

A commencer par la Chine, d’où est parti fin 2019, le virus. Avec seulement 1 point de croissance du PIB prévu pour 2020, loin des 6 points réalisés en 2019, la Chine évitera néanmoins la récession.

En revanche, la contraction du PIB sera vertigineuse dans certains pays européens : -12,5% pour la France et -12,8% pour l’Espagne et l’Italie.

La crise sanitaire va également porter un coup dur à l’économie américaine. Les gigantesques plans d’aide du gouvernement, à hauteur de 3.000 milliards de dollars n’empêcheront pas le PIB de s’effondrer de 8 %.

 

Des prévisions qui ne sont que « provisoires ». Le degré d’incertitude » reste très élevé.

L’épidémie n’est pas terminée et parce que la reprise, elle, pourra, être bien plus lente qu’espérée.

 

Sahara Cohen