Sait on pourquoi on n’entend jamais la parole des policiers dans une affaire dite de « violences policières » ? Leur fonction les oblige à un devoir de réserve. Aujourd’hui, un syndicat sort de ce devoir de réserve pour nous reparler de l’affaire Michel sarcler, ce producteur de rap, dont la tentative d’arrestation avait fait grand bruit il y a quelques semaines.

Sur cette vidéo, un policier commente la vraie vidéo, jamais diffusée dans son intégralité, des faits. Et elle est accablante pour le producteur, qui n’a pas voulu se soumettre à un contrôle et s’est défendu pour ne pas se faire arrêter, ce qui lui a valu, pendant les 10 minutes qu’a duré cette tentative d’arrestation, une dizaine de coups.

Quand on regarde cette vidéo à vitesse normale (elle est diffusée sur le site Loopsider en accéléré, ce qui donne une impression que les policiers s’acharnent sur le pauvre homme), on s’aperçoit qu’il y a bien une résistance opposée par Michel Zecler. Or, la police représente le pouvoir de contrainte de l’Etat, et au droit d’exercer une violence légitime sur quelconque irait à l’encontre de ce droit. De cette vidéo on apprend donc que les policiers font leur juste travail, font preuve de mesure dans la force qu’ils appliquent…

Mais le tribunal médiatique, lui, avait déjà jugé…

Sahara Cohen