La justice française s’est prononcée sur la question de savoir si un homme qui a tabassé et tué une femme âgée et juive alors qu’il était sous l’emprise de drogues doit être jugé. Et pour la justice, l’homme était irresponsable.

Et ce qui rend l’affaire Sarah Halimi particulièrement différente, c’est que le meurtrier n’a pas de maladie mentale  et a pris des psychotropes, du cannabis, de son plein gré.

Sarah Halimi a été assassinée dans la nuit du 4 avril 2017. Son voisin – Kobili Traoré – un homme condamné à plusieurs reprises pour violence et trafic – est entré dans l’appartement via son balcon.

Il s’introduit dans son appartement et la frappe à plusieurs reprises pendant environ 20 minutes. Les cris de la victime et les propres cris du tueur réveillent alors de nombreux voisins. Traoré crie « alla akabar » en appelant sa victime « Satan »… ou « sheitan ».

Après ce passage à tabac extrêmement violent, l’homme a porté Sarah Halimi sur le balcon, puis jette  la femme de 65 ans par-dessus le balcon.

Le meurtre a été qualifié d’antisémite parce que Traoré a dit qu’il était devenu agressif après avoir vu une bible juive et une menorah dans le salon d’Halimi.

La question au cœur du débat judiciaire était de savoir si le tueur était pénalement responsable. 3 groupes de psychiatres l’ont examiné  et ils pensent tous qu’il souffrait d’une psychose parce qu’il avait consommé de grandes quantités de cannabis avant l’attaque. Certains disent que Traoré est responsable parce qu’il a pris les drogues  de sa propre volonté.

La Cour de Cassation vient de confirmer l’irresponsabilité du meurtrier, qui dort en ce moment dans une chambre bien chauffée d’un hôpital psychiatrique. Que se passera-t-il quand il en sortira ?

Sahara Cohen