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Vu de Californie : dire oui ou non une fois pour toutes à l’uberisation

En plus de l’élection présidentielle, en Californie en ce 3 novembre, a lieu un vote pour connaitre le futur des chauffeurs Uber et des livreurs de repas. Un referendum à l’initiative des acteurs du secteur, Uber, Lyft, Doordash ou Instacart afin de régler définitivement la question du statut de leurs travailleurs.

Ce que ces entreprises proposent, c’est d’écarter une fois pour toutes le salariat de leurs travailleurs. Les chauffeurs garderaient leur statut d’indépendants, en échange, les entreprises concèdent des conditions améliorées, par exemple d’être payés au niveau du salaire minimum pendant le transport de clients, de bénéficier d’une couverture santé, d’une subvention pour l’essence… Bref, des garanties de revenus et des assurances.

Pour gagner cette campagne, ces sociétés ont mis sur la table 200 millions de dollars, une somme dix fois supérieure à celle des partisans du non.

 

L’enjeu est double pour ces entreprises :

D’abord, mettre fin à un feuilleton juridique. Si cette proposition est adoptée, finis les procès de chauffeur Uber voulant être reconsidérés en salariés, et finie aussi, cette loi californienne qui venait d’être votée en faveur de la requalification automatique des chauffeurs en salariés.

Ensuite, il faut surtout pérenniser leurs modèles économiques et le rentabiliser. Ces sociétés de la nouvelle économie ne gagnaient déjà pas d’argent hors crise, mais leur activité a fondu depuis quelques mois, même en Californie. Et la requalification des travailleurs en salariés coûte plus cher que de céder sur ces quelques points de tarifs et d’assurance.

La menace qui plane, c’est évidemment de tailler sur l’emploi, de faire travailler moins de personnes, alors même que c’est un complément nécessaire pour beaucoup d’individus aux Etats Unis.

Sahara Cohen

Comments

  • Anonyme
    novembre 3, 2020

    4.5

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