Grands événements annulés ou reportés en France, des mariages ou des rassemblements festifs où le Champagne n’est pas à la fête. Une clientèle internationale absente, la fermeture des duty free ou celle des bars cossus ou boites de nuit où il coule habituellement. Autant d’ingrédients qui ne permettent pas de promettre une bonne année pour le champagne, boisson symbolique de l’art de vivre à la française.

Dans la filière du Champagne, la crise sanitaire impacte différemment les acteurs, selon qu’ils sont petits ou gros, selon qu’ils commercialisent des bouteilles de champagne, ou uniquement le raisin à des maisons chargées ensuite de transformer le fruit. A ce jour, la deuxième catégorie n’a pas été encore vraiment confrontée à la baisse du marché alors que la première, comme n’importe quel commerçant, engrange des pertes.

L’histoire de Champagne Chauvet prend corps il y a plus de 150 ans, avec l’arrière-arrière grand-oncle des actuels dirigeants de la colonie.

La baisse des ventes, si elle a été progressive selon les pays peu à peu touchés par l’épidémie et confinés, a en réalité commencé dès le mois de février, avec la baisse des envois vers la Chine. Mais en mars et avril, les choses se sont emballées. Des chiffres de -70 ou -80% des ventes, -40% en mai. Sur l’année 2020, cela pourrait faire une baisse générale d’un tiers.

Des stocks d’invendus, 100 millions de bouteilles, qu’il faut entreposer et cela coûte de l’argent. Ce que la filière veut éviter à tout prix ? Une braderie, pour épuiser les stocks, où le champagne verrait son prix chuter.

Pur éviter ça, il faudra compter sur une reprise des marchés de l’export, Etats-Unis et Chine en tête.

Aude.K