Un bureau sur deux inoccupé : est-ce l’avenir de nos tours de bureaux, de La Défense aux immeuble des nouveaux quartiers d’affaires de l’est parisien? Cet immobilier vaut-il encore quelque chose?

Le cabinet Deloitte note que le taux d’occupation moyen dans les entreprises est passé de 60% en moyenne, dû aux rotations naturelles des congés, RTT ou déplacements, à moins de 50% après crise. Et quand on sait qu’en Ile de France, le montant d’un poste de travail s’élève entre 5000 et 15000 euros l’année, il serait tentant d’en réduire effectivement un sur deux.

La solution qui sera vraisemblablement la plus adoptée dans les entreprises est celle du desk-sharing, flexoffice – ou partage d’espace de travail en bon français, pour réduire de 10 jusqu’à 50% de leurs postes de travail et ainsi réduire leurs coûts d’immobilier.

Mais qui pour occuper ces espaces laissés à l’abandon ? La Défense compte 3 600 000 mètres carré de bureaux aujourd’hui, et des projets phare en construction comme l’Alti Plano ou les tours jumelles de l’Hermitage, qui devaient déjà accueillir une part de logement. Et probablement demain d’autres lieux déçue et d’habitation, pour une population qui cherche à habiter proche de Paris et des bureaux sans toutefois l’ambiance très travail qui pouvait peser sur La Défense jusqu’à présent… Le temps passe et La Défense évolue.

Hélène Samson