Après l’essai libanais d’une taxe sur leurs messages envoyés par Whatsapp qui avait mis les citoyens libanais dans la rue et marqué le début de la contestation sociale, c’est l’Espagne qui choisit de s’intéresser à ces réseaux de messagerie instantanée.

En réponse à une demande des opérateurs telecom, un projet de loi prévoit de taxer ces nouveaux noms de la communication, les Whatsapp ou autres Telegram, qui sont en plein expansion en Espagne comme ailleurs. Le projet de loi prévoit de les considérer comme fournisseurs de télécommunications, et à ce titre, ce sont donc les entreprises qui seront taxées si leurs activités génèrent plus d’un million d’euros. Ce pourquoi l’impact devrait être réduit un premier temps, puisque que des entreprises comme Whatsapp ne génèrent que très peu de revenu, les fournissant de manière gratuite aux utilisateurs.

 

Mais le gouvernement ne voudrait pas s’arrêter là. La véritable ambition espagnole serait de taxer tous les services numériques qui échappent généralement au fisc, de la publicité digitale aux services liés au cloud, en passant, bien sûr par les plateformes d’e-commerce, allant dans le sens de la taxe GAFA que l’on connait en France.

Sahara Cohen