H, car c’est le symbole chimique de l’hydrogène. Airbus  planche officiellement sur le sujet depuis quelques années déjà et l’annonce haut et fort. Le trafic aérien reprendra bien de plus belle dans quelques années et on volera en plus plus propre. La seule substance qu’émettrait cet avion, ce serait de la vapeur d’eau.

Consommer moins, une vraie volonté pour le climat. L’Union européenne est investie aux côtés de son avionneur dans cette mission, Bruxelles cherchant à faire de l’hydrogène un principal carburant à long terme. La France a déjà prévu sept milliards d’euros pour le développer, l’Allemagne va en investir neuf.

Des milliards, Airbus en a aussi reçu dans le cadre du soutien à la crise traversée en ce moment-même. De là, une obligation morale de proposer quelque chose de nouveau :

« Nous considérons que c’est une énorme opportunité commerciale, que les compagnies aériennes nous le demandent et, en plus, que nous avons l’obligation morale d’offrir à la société des vols climatiquement neutres » s’expliquait Airbus il y a quelques semaines, au moment où 3 prototypes  utilisant de l’hydrogène étaient présentés à la presse.

Une fois toutes Les difficultés techniques  (faire décoller un avion avec du seul hydrogène ne semble pas être simple) et les débats de société interminable (même la vapeur d’eau pourrait créer un réchauffement),  la certification de cet avion à hydrogène pourrait encore prendre du temps. La victoire ne semble pas encore acquise.

Sahara Cohen