« Il ne faut donc pas être surpris de voir une augmentation massive de la migration dans les mois et les années à venir. Les gens pourraient sentir qu’ils ont de meilleures chances de survie de l’autre côté de la mer ».

 

A la crise sanitaire et économique pourrait s’ajouter une crise migratoire, c’est ce à quoi s’attend La Croix Rouge. Des déplacements de populations pauvres, fragilisées par le confinement et la destruction de moyens d’approvisionnement et qui fuiraient leur pays faute de nourriture ou de soins. « De nombreuses personnes qui perdent leur moyens de subsistance peuvent se sentir obligées de se déplacer une fois les frontières ouvertes, précise le secrétaire général de la croix rouge, soulignant que « le coût de la prise en charge des migrants pendant le transit et lorsqu’ils atteignent le pays de destination est bien plus élevé que de soutenir les gens dans leurs moyens de subsistance, leur éducation et leurs besoins en matière de santé dans leur propre pays ».

Les voyages du futur ne seront pas tellement des voyages d’agrément.

Hélène Samson