Alors que la Fashion Week de Milan vient de s’ouvrir, la propagation du coronavirus pourrait porter un coup dur au prêt-à-porter « Made in Italy ».
Coronavirus oblige, les clients chinois sont absents autour des podiums, la Chine, pour 80% de ses représentants, n’est pas présente cette année à Milan.
Et c’est un coup dur pour tout le secteur de la mode italienne, avec des pertes estimées autour de 100 millions d’euros pour l’instant, deux fois plus si la crise continue. Le chiffre d’affaires du secteur pourrait baisser de 30%.
Parce que les Chinois sont non seulement des clients avisés (un tiers des ventes de LVMH sont par exemple réalisées dans la zone Asie) ; font toujours office d’atelier du monde, même dans le secteur de la mode. Plusieurs usines textiles ont été mises à l’arrêt depuis le début de l’épidémie, entraînant des retards de livraison et donc d’approvisionnement des chaînes de production locales.

Cependant, des moyens techniques ont été mis en place pour permettre aux designers chinois de défiler, avec des écrans géants et des diffusions de « catwalks », alors que les clients chinois peuvent, eux, acheter à distance.

Autre effet, cela pousse certains créateurs à de la philanthropie. Dolce & Gabbana a annoncé un don financier à l’université milanaise Humanitas, pour la participation à une étude sur la maladie. Le joaillier Bulgari (LVMH) a effectué un don au département de recherche de l’hôpital Lazzaro Spallanzani de Rome qui travaille actuellement à la création d’un vaccin efficace.
Sahara Cohen