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Bachar contre le dollar : l’économie syrienne en lambeau

Mercredi se joue l’élection présidentielle syrienne, gagnée d’avance par Bachar Al Assad, pour son quatrième mandat.

Un statut quo politique qui ne va pas aider la situation économique du pays, évidemment touchée par les 10 années de guerre déjà écoulées…

10 années de guerre qui ont engendré une pauvreté massive et généralisée qui s’est installée dans le pays, avec des populations déplacées, fragilisées et donc vulnérables.

Selon l’ONU, le taux de pauvreté s’élève à 83%.

Sur une population d’aujourd’hui 20 millions d’habitants, 12 millions se trouvent en insécurité alimentaire. La majorité des familles ne peuvent pas se payer un repas basique par jour.

Pauvreté conjuguée à l’inflation alimentaire. Les prix des denrées alimentaires ont triplé en un an, selon le Programme Alimentaire mondial.

Et la livre syrienne, la monnaie locale, a perdu toute sa valeur. Un mécanisme classique en temps de guerre, dû à un assèchement de devises, à la fuite de capitaux. Dans le même temps il faut financer le déficit public en temps de guerre. La confiance dans la monnaie nationale s’étiole et celle-ci perd de plus en plus de valeur.

1 dollar valait 47 livres au début de la guerre. Après des dévaluations successives, il en vaut aujourd’hui 2500 livres.

 

Les secteurs de l’économie sont à l’arrêt. La majorité des principaux puits de pétrole sont tombés aux mains des groupes rebelles dès la première année de la révolution. La production pétrolière actuelle ne permet pas de répondre à la demande intérieure, ce qui crée des pénuries.

Et puis les exportations minières ou dans le coton sont en chute libre parce qu’il n’y a plus les infrastructures de transformation de transport, détruites par la guerre.

Il faut tout reconstruire, mais voilà, la Syrie ne peut plus exporter dans le monde occidental, à cause des sanctions. Elle en est réduite aujourd’hui à être complètement dépendante de l’aide humanitaire.

Claudine Douillet

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