BlackRock est la plus grosse société d’investissements dans le monde. Véritable géant de la finance, l’entreprise américaine fondée par Larry Fink en 1988 gère pas moins de 7 000 milliards de dollars d’actifs dans le monde. Soit 6 180 milliards d’euros, 27 sont investis en France. « Une boîte de Smarties », comme l’a qualifiée la Secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher.

Parmi les sociétés du CAC 40, Black Rock est présent, mais toujours autour de 5% du capital. On peut ainsi le retrouver dans le capital d’Axa (5,84%), Sanofi (5,58%), Société générale (5,49%), Vinci (5.07%), Total (5,02%), BNP Paribas (4,88%), Vivendi (4,72%). Quand on réunit l’ensemble de ces participations par rapport à la capitalisation totale des entreprises de l’indice parisien, on peut dire que Black Rock détient 2% de nos plus grandes entreprises.

C’est donc loin d’être un actionnaire majoritaire ou bloquant. Ce n’est pas non plus ce que l’on appelle un fonds vautour, qui eux vont spéculer sur des entreprises et sont peu coopérants envers les autres actionnaires et dont l’un des plus connus est Elliott, en espérant revendre leurs titres très vite et plus haut.

BlackRock prône au contraire la « raison d’être », l’investissement long terme, dans la dernière lettre annuelle de son fondateur. Certes, ce sont des belles paroles, mais il a le mérite d’être dites et écrites. On peut donc aujourd’hui les mettre devant leurs paroles, pour établir l’avancement du changement.

Sahara Cohen