Les matières premières agricoles n’ont pas connu la crise, pas toutes de la même manière. Grâce à la Lettre de l’acheteur, qui réunit toutes les brêves et décryptages qui parlent des matières premières dans le monde (articles souvent en anglais), essayons de décrypter les mouvements récents sur le marché du blé, cas d’école sur le marché des matières premières.

 

La France aime le pain, donc le blé.  Elle se hisse en 1ère place des producteurs et exportateurs européens en la matière.

Pendant la crise, la production n’a pas été perturbée. On en produit toujours beaucoup et le blé, n’étant pas une denrée périssable, peut se stocker sur plusieurs mois voire sur plusieurs années. Les pays importateurs ont par ailleurs augmenté leur demande afin de sécuriser leurs approvisionnements en ces temps de crise.

Au sein de l’Union européenne et notamment en France, la demande de blé a diminué légèrement, mais elle a surtout évolué. Les restaurants sont fermés, eux qui sont de gros consommateurs de pain. Ce sont les supermarchés qui ont vu leur demande exploser et ont dû revoir leurs approvisionnements, parfois au détriment du consommateur qui a payé son kilo de farine plus cher.

Une augmentation des prix en inadéquation avec le cours du blé, qui grâce à la production abondante, a diminué depuis la mi-mars.

A .kersulec