Récemment, la Chine a commencé à utiliser des écouvillons anaux pour identifier les traces de coronavirus dans les intestins. Selon les autorités chinoises, il s’agit de la méthode la plus efficace et la plus sûre, car les traces du coronavirus restent plus longtemps dans le tractus gastro-intestinal que dans les voies respiratoires.

Sûr, mais pas des plus pratique. Concrètement, comme pour l’écouvillon nasal, un coton-tige d’environ deux ou trois centimètres imbibés de solution saline est passé dans l’anus pendant plusieurs secondes. Les traces de matières fécales sont analysées ultérieurement. Le test anal serait seulement à réaliser, deux fois, au bout du 14ème et du 21ème jour de présence.

 

La Chine, qui utilise également ce procédé pour tester ses habitants, et notamment les écoliers, a mis en place ce système pour les visiteurs étrangers qui veulent se rendre dans son pays, ce qui n’a pas été sans créer de troubles diplomatiques. Le gouvernement japonais a officiellement demandé la fin de ces tests obligatoires aux frontières de la Chine, à la suite de plaintes de ressortissants japonais évoquant une « grande douleur psychologique ». Le Japon rajoute que les Coréens du Sud sont, eux, exemptés de pratiquer ce test.

Mais les Etats-Unis sont aussi rentrés dans la brouille autour du test anal. Fin février, ce sont des diplomates américains s’étaient plaints d’avoir dû subir un dépistage anal du Covid-19, alors qu’ils font justement partie des populations exemptées. Pas sûr que cela réchauffe les relations entre les deux pays.

Marine Fleury