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COMMENT EST NE LE LIBERALISME

 

 

 

 

 

 

Le terme « libéralisme » pour désigner ce courant de pensée est apparu en France dès 1818 chez Maine de Biran et entre en 1823 dans le Dictionnaire universel de la langue française ou dans le lexique de Claude Boiste. Le néologisme libéralisme est en réalité forgé par un parti des liberales aux Cortes en Espagne en 1812[10]. Mais, les origines de ce mouvement sont lointaines, l’idée a donc précédé le mot. De plus, l’adjectif libéral existait avant le néologisme et désignait l’esprit de tolérance pendant l’Antiquité et au Moyen Âge (Art libéraux), la revendication de droit individuels et la lutte contre l’absolutisme lors du siècle des lumières.

Pour certains historiens des idées comme Philippe Nemo[11] ou Murray Rothbard, ce que l’on définit aujourd’hui généralement comme la tradition libérale prolongerait un mouvement d’idées perceptible depuis la liberté politique qui fut parfois accordée dans les Cités grecques, et la méfiance que l’on pouvait y trouver à l’encontre d’un gouvernement arbitraire. Ainsi la représentation libérale du monde n’aurait pas surgi ex nihilo aux environs du XVIe siècle mais aurait déjà été en germe par exemple sur l’agora, où l’exposition et la critique de théories furent parfois possibles.

Dans le même mouvement, depuis Aristote, Épictète et les Stoïciens, Diogène et les Cyniques, un courant peut être identifié, affirmant la primauté de l’individu. Par certains côtés, le monothéisme abrahamique (judaïsme, christianisme et islam) affirme la responsabilité de l’individu. L’humanisme de la Renaissance modifie profondément la définition du rapport de l’homme à la création, au pouvoir, à l’éducation ou au religieux, en particulier par l’affirmation du rôle central du libre arbitre. La fidélité à l’ordre de la tradition est remise en cause au profit de l’arbitrage de la raison de l’individu éclairé.

Dès le XVIe siècle, les philosophes de l’école de Salamanque reformulent la notion de droit naturel héritée d’Aristote, des Stoïciens, de Cicéron[12] et de Thomas d’Aquin, et en déduisent les principes de souveraineté du peuple et de séparation des pouvoirs. Dans le domaine économique, ils justifient la propriété privée, la libre circulation des personnes et des biens et défendent le libre marché. Au XVIIe siècle, le mouvement libéral s’incarne en particulier dans les levellers de la révolution anglaise de 1642.

La pensée libérale se construit entre le milieu du XVIIe siècle et le milieu du XVIIIe siècle, sous l’impulsion des philosophes des Lumières, en opposition à l’absolutisme politique légitimé par des conceptions religieuses. Les théoriciens du libéralisme sont nombreux et divers. Pour n’en citer que quelques-uns parmi ceux reconnus comme « grands penseurs libéraux » à la naissance du libéralisme, on évoquera Locke au XVIIe siècle siècle, Turgot ou Smith au XVIIIe siècle siècle. La diversité de leurs écrits ne peut se comprendre qu’en fonction du contexte historique avec lequel ils étaient en interaction.

 

Il n’y a de liberté, pour Montesquieu, que si « le pouvoir arrête le pouvoir ».

Ainsi, John Locke pose ce qui deviendra les fondements de la philosophie libérale moderne, avec l’« état de droit », en organisant et en développant ses thèmes principaux : théorie des droits naturels, limitation et séparation des pouvoirs, justification de la désobéissance civile, affirmation de la liberté de conscience, séparation de l’Église et de l’État, avec sa Lettre sur la tolérance de 1699, où il combattit les doctrines religieuses intolérantes.

Hume, Condillac et Montesquieu, quant à eux, développent les conséquences de leurs positions philosophiques libérales dans les domaines politique et économique. Montesquieu (16891755), faisant face au pouvoir absolu de la monarchie française se soucie alors principalement d’instaurer une séparation des pouvoirs afin de limiter les abus du pouvoir exécutif du roi et garantir ainsi les libertés du Parlement et de la Justice avec L’Esprit des lois (1748). Il articulera une pensée républicaine et libérale, et défendit ainsi « la vertu civique, l’amour de la patrie et la liberté »[13].

Parallèlement, avec le développement de la circulation des échanges en Europe, des penseurs plutôt connus en tant qu’économistes, comme Turgot et Adam Smith prennent soin de rattacher leurs revendications pour les libertés économiques aux racines philosophiques du libéralisme, face à l’administration étatique alors très contrôlante. Adam Smith reste ainsi l’un des principaux théoriciens du libéralisme économique en fondant une théorie économique à partir d’une intuition de Bernard Mandeville. L’école libérale dite « classique » se constitue alors comme une pensée cohérente englobant tous les domaines de l’action humaine étudiés à cette époque.

Source:http://fr.wikipedia.org

 

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