Les réseaux sociaux permettent de nous renseigner rapidement. Malheureusement, ils contribuent parfois à la propagation de fausses informations. L’une des principales conséquences de la désinformation est la résistance à la vaccination. Ces pages ne visent pas à poser des questions médicales, légitimes-elles sont à des kilomètres des discussions scientifiques et politiques actuellement en cours en Europe et dans le reste du monde. Entre les nouveaux scientifiques sur Facebook, les théories complotistes et la haine anti-Macron, les Français deviennent très très méfiants vis-à-vis des vaccin

Les « nouveaux  » scientifiques Facebook

Les pages anti-vaccin en France ont également tendance à se mélanger dans les messages anti-establishment et anti-Macron. De nombreuses discussions tournent autour de la crainte que les coups de Covid ne soient pas rendus obligatoires, les communautés contestataires  craignent que la démocratie française ne soit remplacée par une soi-disant « dictature sanitaire ». Certains dès ces nouveaux scientifiques usent de tous les moyens pour atteindre des millions de vues afin de rendre leur vidéo crédible. Des fausses rumeurs sauvages sur les vaccins tuant des millions de personnes , contenant des dispositifs de suivi ou altérant notre ADN, le vaccin rendrait stérile, le vaccin a été réalise bien trop vite, ou, plus absurde encore , le vaccin covid-19 est un stratagème du gouvernement Macron pour nous implanter une puce

Une adhésion aux théories complotistes en hausse 

Au mois de janvier 2021, 56 % des Français souhaitaient se faire vacciner contre le coronavirus, selon un sondage Odaxa-Backbone consulting. Le 23 décembre, le même sondage faisait état de 42 % d’avis favorables. Si les Français ont moins de doute, certains restent récalcitrants. Le flambé anti-vaccin gagne du terrain depuis le début de l’épidémie, et ce, grâce aux théories complotistes circulant via les réseaux sociaux. Près d’un sur trois croit en la théorie selon laquelle le ministère de la Santé serait de mèche avec des laboratoires pharmaceutiques et dissimulerait la nocivité des vaccins. Les personnes qui adhèrent à cette affirmation sont plutôt jeunes, et sont surreprésentées parmi les sympathisants de Debout la France et du Rassemblement national. Globalement, plus le niveau d’études est élevé, plus l’adhésion à ces idées est faible.

La haine anti-Macron

La haine anti-Macron a explosé en décembre lors de la crise des gilets jaunes avec  des slogans, des banderoles et des effigies brûlées dans la rue. Cette haine anti-Macron qui traverse de part en part l’extrême-droite et des pans entiers de l’extrême-gauche. Le philosophe Michel onfray et le démographe Emmanuel Todd publient deux ouvrages qui, l’un et l’autre, virent aux brûlots anti-Macron ne lui accordant pas, jamais, le moindre point positif. Les philosophes dénoncent ainsi « ce président qui déteste la France » la quintessence de l’horreur… Reprenant la liturgie extrême-droite. Ajoute à cela, la phrase utilise lors de la campagne présidentielle 2017 par l’opposition ‘l’homme des Rothschild », cette obsession Rothschild revenant en boucle sur les réseaux sociaux, de manière ininterrompue, sans que cela ne provoque la moindre interrogation.

Il est légitime de combattre, en bloc, le programme et les propositions de Macron à dix mois de la présidentielle, évidemment, expliquer pourquoi il nuirait à la France et aux Français. Cela va sur soi puisque c’est la définition du débat démocratique. Mais en quoi cela pourrait-il justifier ces attaques contre les vaccins ?

Pauline Bailly