L’Assemblée nationale a voté en première lecture dans la nuit de lundi à mardi les milliards d’euros du plan de relance, censés permettre à la France de rebondir face à la récession économique.
Le texte a été adopté à main levée avec le soutien de la droite LR, avant son examen au Sénat. Cette « mission » budgétaire dédiée au « plan de relance » débloque 22 milliards d’euros de crédits en 2021, sur les 100 milliards annoncés par le gouvernement de 2020 à 2022.

Bruno Le Maire a fixé « l’objectif de décaisser 10 milliards d’euros en 2020 et 42 milliards d’euros en 2021 » pour dépenser « la moitié des fonds du plan de relance dans les 15 mois qui viennent ». Ce sont « des sommes tout à fait gigantesques », mais aussi « un outil de communication du gouvernement », a relevé, à droite, Éric Woerth (LR), co-rapporteur de cette mission budgétaire spécifique. « Plusieurs mesures n’ont aucun lien avec la relance », a-t-il regretté, citant des crédits pour le développement des « jardins partagés ».

Parmi les mesures phares, les nouveaux crédits accordés à la rénovation énergétique des bâtiments : près de 3 milliards d’euros en 2021, dont 1,6 milliard pour les bâtiments publics. En faveur des énergies propres, 205 millions d’euros de crédits sont fléchés en 2021 vers le développement de la « filière hydrogène vert », régulièrement mise en avant par le gouvernement.

Sahara Cohen