L’abondance de liquidités dans la sphère financière a de quoi inquiéter les investisseurs en immobilier, aussi bien que les propriétaires de leur résidence principale.

Plusieurs éléments vont à l’encontre d’une vraie crise de l’immobilier et le mécanisme de formation des prix ne nous indique pas que nous ne nous dirigeons pas vers une chute. L’offre restera faible par rapport à la demande et donc les prix resteront boostés.

Pourtant, les fondamentaux de l’économie ont été affectés. Le PIB va subir une baisse de l’ordre de 10% en 2020, mais les ménages ont continué d’avoir des revenus et l’ont, dans beaucoup de cas, épargné. Cette épargne disponible et non dépensée pendant le confinement ne tirera certainement pas le prix de l’immobilier vers le bas. Un léger attentisme pourra être attendu, mais l’épargne accumulée pourra grossir les apports futurs et encore une fois, ne vont pas dans le sens d’une baisse des prix.

Les banques continueront d’attribuer des crédits pour financer les achats immobiliers, dans la mesure de clients capables d’assumer leurs remboursements.


Dans le neuf, le déséquilibre est encore plus frappant. Du 1er trimestre 2019 au 1er trimestre 2020, la baisse des ventes atteint 25%. On peut évidemment citer les retards liés au Covid-19  dans la délivrance des permis de construire ou aux élections municipales. L’offre est tout simplement rare et ce qui est rare est cher. La demande est toujours présente dans le neuf, mais fait aussi monter les prix de l’ancien. 

 

L’immobilier est une stratégie de gestion de patrimoine

Sahara Cohen