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Après l’opération escargot menée à Calais, les Calaisiens en colère ont rencontré la Préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio. Commerçants, agriculteurs, routiers, habitants et force de l’ordre ont pu discuter et le ras-le-bol général a été entendu. La Préfète annonce le déploiement de forces de sécurité supplémentaires et renouvelle l’intention de démanteler le camp totalement et d’un seul coup. (newsmonkey.be)

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les calaisiens ont été d’une patience angélique en faisant confiance au discours soporifique  de l’Etat.  En effet, le démantèlement en mars de la zone sud n’a fait que reporter le problème sur la zone nord.  

Trop, c’est trop ! Le président du collectif des entreprises et commerces, avait accusé l’Etat de favoriser la sauvegarde des migrants au détriment des principaux acteurs du Calaisis.

On ne peut que lui donner raison. La Jungle, ville dans la ville, forte de 10.000 migrants s’est organisée autour de ses 72 commerces illégaux, que le tribunal administratif de Lille a refusé de fermer. *1 Le juge ne conteste pas le fait que ces commerces « ne bénéficient d’aucune autorisation administrative » et « ne respectent pas les règles sanitaires les plus élémentaires » mais paix sociale oblige les migrants peuvent continuer à faire tourner leurs échoppes.

 L’association « sauvons nos entreprises » qui se bat contre la pression fiscale et les aberrations d’un système spoliateur,   appréciera ce deux poids deux mesures !

Mais que deviendront les migrants une fois le camp démantelé ? Bernard Cazeneuve a annoncé la création de 8.000 places d’accueil et d’hébergement supplémentaires en France, 2000 nouvelles places en Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO) et 6.000 en centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA).

En septembre 2015, Michel Sapin annonçait que l’accueil de 24.000 migrants supplémentaires ne coûterait aux contribuables que « quelques millions d’euros ». Ceux-ci concerneraient les frais de transport, de renforcement de L’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et les dépenses pour les collectivités locales qui prennent en charge le logement des migrants et le financement du RSA.

Mais qu’en est-il exactement de « ces quelques millions d’euros » ?

Jean-Paul Gourévitch auteur de nombreuses monographies sur le coût de l’immigration en France  et de l’ouvrage « Les Migrations pour les Nuls » nous livre, dans la revue de contribuables associés, ses analyses sur cette vague migratoire sans précédent qui assaille l’Europe et particulièrement la France.

Ces migrations irrégulières ont un coût que le primo-arrivant obtienne, ou non, le statut de demandeur d’asile.

D’après les statistiques de l’OFPRA, les demandeurs d’asile qui étaient  42 590 en 2008, sont passés à 79 130 en 2015. Une progression constante chiffrée, selon la méthodologie de Mr Gourévitch, * à 1,32 milliard d’euros payé par les contribuables.

A ce chiffre s’ajoute le coût des migrants, non demandeurs d’asile, c’est-à-dire des ressortissants de pays qui n’ont que très peu de chance de bénéficier d’une décision positive, mais dont le coût total, d’hébergement, de soins, de prestations sociales,  etc. s’élève à environ  60 millions d’euros.

Il s’agit là d’une situation dramatique certes mais compte tenu d’un chômage endémique, d’une croissance atone, comment faire face à une politique migratoire non maitrisée, alors que notre pays est au bord de l’asphyxie ?

Que penser de l’association France Terre d’Asile * ² où l’on peut lire, sur son site, « qu’en 2015, 85% des jeunes (migrants de la jungle Calaisienne) voulaient aller au Royaume-Uni. Aujourd’hui c’est l’inverse, ils veulent se stabiliser en France », se félicite Jean-François Roger, le directeur départemental de l’association.

Les technocrates européens imposent des quotas totalement inadaptés, les associations encouragent les migrants à rester en France,  les contribuables européens ont déjà versé à la Turquie, 3 milliards d’euros afin d’endiguer les flux de migrants avec l’insuccès que nous connaissons.

La France compte 5 millions de chômeurs, l’Etat recourt sans cesse à l’endettement, la croissance est en berne, dans ce contexte catastrophique, il nous revient en mémoire le discours de Michel Rocard, prononcé en juin 1989 à l’Assemblée nationale 1/1 « Il y a, en effet, dans le monde trop de drames, de pauvreté, de famine pour que l’Europe et la France puissent accueillir tous ceux que la misère pousse vers elles», il incitait alors son gouvernement à  « résister à cette poussée constante ».

27 ans plus tard,  nos gouvernants ne résistent plus, l’angélisme a gagné pour notre plus grand malheur !

Sources : * « tous contribuables mars 2016 » par Jean-Paul Gourévitch

*1 http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2016/08/12/calais-la-justice-refuse-la-fermeture-des-echoppes-de-la-jungle_4981855_1654200.html

*2 http://www.france-terre-asile.org/rss-actualites/ftda-actu/un-nombre-record-de-migrants-dans-la-jungle-de-calais

1/1 http://www.liberation.fr/france/2015/04/22/misere-du-monde-ce-qu-a-vraiment-dit-michel-rocard_1256930