Le confinement a pris fin là où l’épidémie avait commencé. Wuhan a libéré ses habitants. Le premier réflexe de ceux-ci ? Quitter la ville. Cela peut concerner ceux qui avaient été opportunément pris en otage et confinés dans la ville, comme ceux qui ont besoin d’aller voir des proches. Les gares ont été vite remplies, de même que les autoroutes.

En Chine, le trafic aérien à l’intérieur du territoire a repris un rythme quasi normal.

 

Mais tout n’est pas comme avant. Les écoles sont toujours fermées et les habitants toujours invités à réduire leurs déplacements. D’ailleurs, pour voyager, il leur faut montrer patte blanche, en se soumettant à un contrôle de température et en affichant leur QR code (code qui reflète leur état de santé).

Pour rentrer dans la capitale, Pékin, en cas de suspicion d’infection au coronavirus, il faut se plier à une quarantaine.

 

La consommation repart, mais les secteurs font face à des différences importantes. Selon un observatoire chinois, l’alimentaire n’a pas franchement souffert alors que l’habillement devrait voir un retour à la normale d’ici 15 jours. Mais l’essentiel sera privilégié au luxe et aux loisirs, qui devra démarrer tout doucement. Si les déplacements liés aux affaires reprennent, le tourisme attendra un peu plus et avec, les achats et les réservations d’hôtels. En revanche, la restauration, qui a dû s’adapter en proposant des tables plus espacées, voit déjà ses établissements remplis.

 

La morale de tout ça est que les Chinois entrevoient un changement de leur mode de consommation, en privilégiant leur territoire plutôt que la dépendance au reste du monde. L’indépendance économique pourrait être la grande gagnante de cette crise.

Sahara cohen