Cette augmentation de 5,4% est principalement dûe à la nouvelle épidémie de pneumonie à coronavirus, en plus de la période festive et de vacances du Nouvel an lunaire qui vient de s’achever ce lundi.

C’est en tout cas ce qu’a expliqué Dong Lijuan, statisticien en chef du Nbs, le Bureau national des statistiques de Chine, pour commenter l’augmentation de 5,4 % en janvier (contre 4,5 % en décembre) de l’indice des prix à la consommation (CPI), le principal indicateur de l’inflation en Chine. 

Avec cette hausse, l’inflation chinoise a atteint surtout son niveau le plus élevé depuis plus de huit ans. Toujours selon les données du même Bureau national des statistiques, ce sont les prix des produits alimentaires qui ont le plus augmenté (20,6 % en glissement annuel) le mois dernier, contre 17,4 % en décembre. Il faut dire qu’il y a en cause aussi l’épidémie de peste porcine qui touche les cheptels, gravement touchés, alors qu’il s’agit de la principale viande des consommateurs chinois. Le prix de cette viande a plus que doublé en un an.

Les prix des produits non alimentaires ont vu leur prix s’accroître de 1,6 % en moyenne, soit 0,3 point de pourcentage de plus qu’en décembre. 

C’est aussi l’effet des mesures drastiques prises en Chine depuis le 23 janvier pour enrayer la propagation de l’épidémie de pneumonie virale : la province du Hubei est coupée du monde, avec des barrages routiers omniprésents, de nombreuses restrictions de mouvement et le confinement de populations entières en ville. La distribution traditionnelle et l’approvisionnement se retrouvent donc largement bousculés, l’acheminement des produits vers ces villes devenant plus compliqué et donc plus cher. Pourtant, ces villes, mêmes à l’arrêt, vont continuer de consommer des biens alimentaires.

Sahara Cohen