La liberté d’expression s’adresse à tout le monde, et le président de la République est surement de l’un de ceux qui en fait le plus les frais.
Voici un épisode qui s’est passé le 3 novembre dernier, à Berlin. Un youtubeur d’origine syrienne s’est « promené », tenant en laisse un individu portant une perruque (blonde à cheveux longs ?) et un masque représentant le visage d’Emmanuel Macron. Il était tiré comme un esclave au milieu d’une rue d’un quartier animé de la capitale allemande, recevant, de temps à autres, quelques coups de fouet. Plusieurs jeunes suivaient le mouvement, accompagnant d’insultes et de slogans musulmans. Bien sûr, le tout a été diffusé sur Youtube.

La vérité est qu’on ne sait pas si cette action relevait d’une satire, un peu vicieuse, mais libre et légale, et qui venait en protestation contre les propos du chef de l’Etat français, condamnant fermement les attentats, revendiquant la publication des caricatures de Mahomet et affirmant que l’Islam était en crise. Soit on peut si dire qu’il y a une atteinte à la personne, et d’une incitation à la haine. La réponse du youtubeur, duquel est dit qu’il promeut souvent un Islam pacifique, a été que « Si la liberté d’expression permettait d’insulter le prophète, ne soyez pas offensés qu’elle nous permette d’insulter vos dirigeants. »

Et c’est d’ailleurs ce qu’il s’est passé, personne ne s’est plus offensé que cela de la scène, preuve que la liberté d’expression peut aller dans les deux sens.

Sahara Cohen