Après les graves événements de mercredi soir pour lesquels il est en partie tenu pour responsable, le président des Etats-Unis s’est fait suspendre de la majorité de ses réseaux sociaux. Plus de compte Facebook, Instagram ou Twitter, lui qui aimait s’exprimer une cinquantaine de fois par jour en moyenne.

Donald Trump a donc ouvert un compte sur un nouveau réseau social portant le nom de Parler. C’est un « réseau social de libre expression » et impartial, selon son slogan, fondé en 2018 par John Matze. C’est une plateforme sans modération, où tout contenu peut-être publier. Les règles communautaires pour poster sur Parler sont assez élémentaires.

L’application dit s’inspirer de la Constitution des États-Unis, qui garantit la liberté d’expression. Mais les contenus liés aux organisations terroristes, à la pornographie enfantine et à la violation des droits d’auteur sont interdits sinon elle ne pourrait être autorisée. Parler ressemble, au fond, beaucoup à Twitter et c’est ce qui plaira à Donald Trump.

L’application a gagné de nombreux adeptes au cours des derniers mois. Pour empêcher ce réseau de prendre de l’importance, les GAFA ont tenté le boycott.

Parler est dans le collimateur de Google, qui l’a retiré de sa plateforme de téléchargement d’applications en raison de la présence de messages « incitant à la violence ». On y a vu par exemple des messages de soutien aux groupes qui ont pris d’assaut le Capitole mercredi. La décision de Google rend désormais l’accès à cette plateforme plus compliqué pour les propriétaires d’appareils fonctionnant sous Android. Selon les médias américains, Apple a donné à Parler 24 heures pour mettre en place une politique de modération avant de le suspendre lui aussi de son App Store.

Donald Trump a pour l’instant le droit de s’exprimer sur Parler, mais il est en tout cas moins audible et nocif.

Sahara Cohen