volvo_opt

ECONOMIE – Près de 50 millions d’euros pourraient être économisés avec l’entrée d’un nouveau détecteur chez Volvo.

Les politiques de sécurité routière menées un peu partout dans le monde visent à réduire le nombre d’accidents causés par des comportements irresponsables comme la prise d’alcool, de drogue ou les excès de vitesse. Peu d’intérêts sont toutefois portés aux accidents de la route dus aux animaux. Un constat que Volvo semble bien vouloir changer.

Les kangourous : pires ennemis des compagnies d’assurance

Certains le savent plus que d’autres, les animaux sur la route représentent un danger avéré pour les automobilistes. En France, le nombre d’accidents mettant en jeu un animal était estimé à 180 par jour en 2009. Les animaux sauvages comme les chevreuils ou les sangliers sont particulièrement problématiques car les véhicules n’y résistent pas. Cette année-là,28 000 accidents impliquant un chevreuil ont été déclarés, un chiffre étroitement suivi par le sanglier. Au total, plus de 31 millions d’euros ont été versés par le Fonds de garantie pour indemniser les usagers, ce qui représente une somme conséquente. En Australie, ce fléau frôle des records. Chaque année, plus de 20 000 accidents sont provoqués par un seul et unique animal : le kangourou. Il faut dire qu’à une vitesse pouvant atteindre 60 km/h, le plus gros marsupial du pays cause des dégâts matériels de près de 75 millions de dollars australiens, soit environ 50 millions d’euros. Autant dire que les compagnies d’assurance n’ont pas vraiment le loisir d’apprécier la présence de cet animal. Quant aux automobilistes, ils préfèreraient ne pas se retrouver en face de Big Buck, le kangourou géant qui sillonne la banlieue de Brisbane.

Volvo et son détecteur anti-kangourous

Plusieurs études ont déjà été menées pour mieux appréhender le comportement de ces animaux sur la route. « En Suède, nous avons fait des recherches sur des animaux plus gros et plus lents comme les élans, les rennes et les vaches (…). Les kangourous sont plus petits et leur comportement est plus imprévisible », a déclaré Martin Magnusson, ingénieur chez Volvo. Le constructeur automobile suédois a annoncé jeudi dernier être en train de travailler sur une nouvelle technologie permettant de détecter et d’éviter les collisions avec les kangourous. Selon les premières informations disponibles, le freinage se déclencherait en 5/100ème de seconde, ce qui est largement plus rapide que le temps de réaction moyen d’un automobiliste estimé lui à 1 seconde. Equipés d’un radar avec une caméra, les véhicules seraient donc mieux protégés contre les collisions avec les marsupiaux. La date de commercialisation de cette nouvelle technologie n’a pas encore été révélée mais il est certain que les compagnies d’assurance soutiendront cette avancée. Plusieurs millions d’euros pourraient ainsi être économisés.

Réduire les collisions, un souhait partagé par Mercedes

Mercedes-Benz, dont les publicités sont rarement décevantes, a récemment publié une nouvelle vidéo intitulée « The uncrashable toy cars » destinée à faire l’apologie d’une de ses toutes dernières technologies. La marque a choisi de faire transmettre son message à travers le comportement d’enfants qui, dans un premier temps, s’amusent avec des voitures miniatures classiques. Premier réflexe : provoquer des crashs. Jusqu’au jour où leurs parents leurs offrent un lot de deux véhicules Mercedes, en format jouet. Après les avoir observées, chaque enfant veut reprendre son petit jeu comme avant. Mais les choses ont changé : ce sont des Mercedes-Benz. Quand les enfants cherchent à mettre en contact les deux véhicules, ces derniers s’écartent, provoquant au passage l’énervement des petits bouts. L’histoire se termine par une grosse colère, les enfants n’aimant pas vraiment qu’on contrarie leurs plans… Mercedes dévoile ainsi son nouveau système anti-collision tout en replongeant les adultes dans leurs souvenirs de jeunesse. Plutôt efficace, cette publicité rappelle une fois de plus que les constructeurs sont bien décidés à faire tout leur possible pour réduire à leur niveau le nombre d’accidents sur la route.

A.G