En 1805, il y a eu Austerlitz et 10 ans plus tard, c’était Waterloo. En 2021, Napoléon Bonaparte se retrouve mêlé à une nouvelle bataille : celle de la commémoration du bicentenaire de sa mort.

Personne ne nie que Napoléon soit une figure marquante de l’histoire de France, la plus connue à travers le monde.

Son héritage est omniprésent, du code civil napoléonien aux préfectures, en passant par la banque centrale, le tribunal du travail, le baccalauréat et même l’Arc de Triomphe.

Et l’homme lui-même ne cesse de fasciner : figure universelle, il personnifie un désir commun et très moderne : il veut dépasser ses limites, faire des choses vraiment étonnantes. Mais il reste incroyablement controversé.

En 1802, en tant que Premier Consul, Napoléon est responsable de la réintroduction de l’esclavage dans les colonies françaises, huit ans après son abolition.

Se passe alors une vraie révolte d’anciens esclaves qui avaient cru aux idées de la Révolution française. De cette volonté et de cette trahison encore vivement ressentie, certains pensent que l’État moderne n’a pas à célébrer un homme qui a réduit ses sujets en esclavage.

Alors, comment marquer le bicentenaire de sa mort qui aura lieu le 5 mai ?

L’Elysée a confirmé que le Président participera aux commémorations du 5 mai et qu’il n’éludera pas la complexité de l’héritage de Napoléon. Le discours du président Macron soulignera sans nul doute les aspects positifs, sans pour autant supprimer les aspects négatifs de l’Empire, qui furent une réalité. Il n’y a aucune raison de ne pas inclure ces aspects également. Un En même temps napoléonien et finalement très macronien

Sahara Coh