La facture est salée pour le foot français. Un arrêt du championnat, trois mois avant son terme normal et d’autres compétitions, la Coupe de France, la Coupe de la Ligue, qui continuent à guichet presque fermé. Parce que 3500 spectateurs qui vont pouvoir rentrer au Stade de France, au lieu des 80 000 spectateurs habituels, cela a forcément un impact sur les recettes du foot français.

Les clubs de Ligue 1 auront connu une perte de 605 millions d’euros, dont 200 millions pour le PSG, 100 millions pour l’OM, 50 millions d’euros pour l’AS Monaco.

Un tiers de ces pertes est dû aux droits TV qui n’ont pas été versés par Canal et Bein Sport, vu que les matchs ont été arrêtés et un autre tiers va être dû au manque à gagner sur le Mercato, le marché des transferts, qui va continuer jusqu’à début octobre, mais qui devrait être très peu actif cette année. C’est d’ailleurs un risque supplémentaire pour les clubs qui n’ont pas forcément réussi financièrement leur saison, et qui peuvent, grâce à un bon mercato et de bonnes ventes, faire rentrer un peu de trésorerie.

La trésorerie des clubs a cette année surtout été supportée par l’Etat, avec un prêt garanti par l’État contracté par la Ligue professionnelle de Football, de 225 millions d’euros qui sera reversé au club pour combler les sommes qu’ils auraient dû percevoir. Une autre mesure de l’État consiste à exonérer de charges sociales une partie du salaire des joueurs et employés de clubs.

 

A noter aussi des pertes annexes des activités liées aux matchs et à leur organisation, pour environ 600 millions d’euros et notamment les paris sportifs, hôtellerie et restauration sécurité. Et là, c’est une menace sociale qui plane directement sur des milliers d’emplois

Sahara Cohen