Général (2s) Antoine MARTINEZ président des VPF candidat à la Présidence de la République

Comme chaque année, la France commémore l’anniversaire de la signature de l’armistice du 11 novembre 1918 qui entérinait la victoire des Alliés et la défaite de l’Allemagne. Mais la France célèbre aussi aujourd’hui le centenaire du soldat inconnu dont le corps arrivait de Verdun à l’Arc de Triomphe, à Paris, le 11 novembre 1920. C’est un moment particulier car c’est pour la nation le moment de rappeler le sacrifice de ses enfants et la nécessité, le devoir de leur témoigner notre reconnaissance et de leur rendre hommage.

Il faut rappeler que ce 11 novembre 1918, les clairons sonnaient le cessez-le-feu sur toute la ligne de front, mettant un terme aux combats meurtriers de la Première Guerre Mondiale. La nation tout entière laissait enfin éclater sa joie, exténuée par quatre années de souffrances, de douleurs, de deuils et de privations. Le canon se taisait pour laisser place à un silence assourdissant. Face à la joie légitime des vainqueurs, c’est surtout la tristesse qui se lisait chez tous ceux qui célébraient la victoire dans la douleur causée par la perte d’un proche. Et pour de nombreux Français le deuil succédait au silence des
armes. Aux yeux de tous, la France avait été pendant quatre années le champ de bataille de l’Europe. Dans la boue des tranchées, sous une pluie incessante de fer et de feu, sur des lignes de front désespérément immobiles, les hommes ont connu pour la première fois la mort de masse. Chaque année la France se souvient du sacrifice de ses enfants et de
ceux venus d’ailleurs mourir sur notre sol pour la liberté. C’est également une journée d’hommage à tous les morts pour la France depuis la loi du 28 février 2012.

Mais nous ne devons pas oublier que les morts – c’est leur privilège et nous leur devons tant – commandent aux vivants. Et tous ces morts tombés pour la France sur les champs de bataille nous interpellent aujourd’hui car il est impensable qu’ils aient donné leur vie pour rien. C’est pourtant le sentiment qui envahit les consciences éveillées de ceux de nos
compatriotes, nombreux, qui veulent légitimement défendre l’identité de la France, son héritage historique, spirituel et culturel face à l’installation depuis de nombreuses années et à la poursuite de l’arrivée sur notre territoire de populations de plus en plus déterminées, grâce au nombre, à imposer leur civilisation hostile à la nôtre. Le résultat, c’est le suicide de la France, la plongée du peuple français dans la souffrance et la désespérance parce que depuis longtemps nos dirigeants politiques ont renoncé et ne veulent toujours pas se rendre à l’évidence malgré les signaux alarmants.

Alors ce message qui se veut en ce 11 novembre 2020 un appel à la lucidité, un appel au réveil face à cette lèpre islamique qui menace l’existence même de notre nation et de notre civilisation, s’adresse à tous les Français mais avant tout à nos dirigeants, à nos élus, à la classe politique dans son ensemble, à ceux à qui la France a confié son épée et qui exercent un sacerdoce avant tout au service du peuple qu’ils doivent protéger, à ceux qui l’ont servie, à ceux chargés de la sécurité, à toutes les associations patriotiques et d’anciens combattants. Que chacun prenne le temps d’écouter ce que nous commandent ces morts puisque nous leur rendons hommage.

Ils nous disent des choses essentielles qui reposent sur deux notions, le patriotisme et la fidélité, qui sont liées car représentant les deux faces d’une même pièce. La patrie s’identifie au patrimoine, c’est à dire à l’ensemble des biens que nous avons reçus de nos pères en héritage. Et si on utilise l’expression mère-patrie c’est parce que la transmission
de ce patrimoine spirituel s’accomplit par les mères. Et la patrie établit un lien réel entre l’aspect spirituel et l’aspect matériel, c’est à dire entre la culture et le territoire. C’est pour défendre cela qu’ils ont donné leur vie.

Le patriotisme est donc une valeur morale car ce patrimoine spirituel qui nous est transmis par nos parents crée en nous le devoir de respect et d’amour pour tout ce qui fait partie de la patrie. Et de cette valeur qui cimente la nation découle un autre principe qu’il ne faut pas oublier, la fidélité, notion fondamentale qui participe à l’unité d’un peuple. C’est la transmission du passé qui permet à la société de construire son avenir et à des peuples de construire la civilisation. La fidélité c’est donc transmettre ce que l’on a reçu à ceux qui viennent après nous. Patrie et fidélité sont donc liées et c’est la raison pour laquelle plusieurs peuples ne peuvent pas vivre sur un même sol. Plusieurs cultures ne peuvent pas coexister sur un même territoire. Le pluriculturalisme qu’on veut nous imposer est une imposture, et une imposture sanglante visant la destruction de tout lien, de tout sentiment d’appartenance à une histoire, à une nation et conduisant à l’élimination de toute résistance à la submersion de l’ennemi dans cette guerre de civilisations qui nous a été déclarée et en définitive à la soumission du peuple français à l’esprit totalitaire que nos dirigeants politiques ont, malgré les signaux d’alarme répétitifs, refusé et refusent toujours de reconnaitre et de combattre. Dans cette guerre il s’agit pourtant – au-delà de la mise en danger de la vie de nos compatriotes –d’un enjeu capital, à savoir l’existence même de notre nation et de notre civilisation.

Ne pas vouloir faire le rapprochement entre immigration islamique et terrorisme, ce n’est plus de l’aveuglement mais de l’inconscience et de l’irresponsabilité. Ne pas vouloir admettre qu’islam et islamisme recouvrent le même projet, l’instauration du califat mondial et la soumission des mécréants, est une faute politique. Les récents rapports établis par
nos services de renseignement sont plus qu’alarmants. Notre pays est gangréné par cette lèpre islamique sous l’action des Frères musulmans, des salafistes, des tablighs, de la mouvance turque et une partie de plus en plus importante de musulmans considérés jusqu’ici « modérés », est en train de basculer dans la mouvance fondamentaliste et radicale. Il suffit d’ailleurs d’écouter les propos tenus et les menaces proférées par de tout jeunes enfants éduqués par leurs familles dans la haine des non-musulmans et dans l’affirmation de leur allégeance à leur nation, l’oumma. Ne pas tirer les conséquences
préoccupantes, voire terrifiantes de cette situation serait suicidaire.

Devant une situation qui ne peut plus durer, sauf à accepter sur notre sol le djihad meurtrier – qu’il soit individuel ou collectif – avec son lot de victimes innocentes qui ne fera que croître et conduisant à terme à la guerre, il faut prendre acte d’une évidence c’est à dire le divorce total entre deux civilisations dont l’une est non seulement antagoniste mais
incompatible avec les valeurs de notre civilisation européenne. Cette évidence doit objectivement déboucher sur l’adoption d’un principe de précaution, à savoir l’organisation du départ de ceux qui nous menacent. Car il n’est plus temps de disserter sur l’intégration impossible de ces populations qui nous sont de toutes façons hostiles mais de s’en séparer par la mise en place d’une politique réfléchie de remigration. Ce principe de précaution doit à présent être posé, car il en va non seulement de la vie des Français mais de l’existence de la nation et de notre civilisation. Le peuple doit être consulté par
référendum sur l’immigration et sur le départ de ceux qui nous veulent du mal.

Tous ceux qui sont morts pour la France et à qui nous rendons hommage et témoignons notre reconnaissance en ce 11 novembre 2020 nous interpellent et nous commandent. Ce n’est pas la lâcheté, la résignation ou le renoncement qui nous permettront d’échapper au désastre annoncé, mais la lucidité, le courage, le refus de se soumettre, la volonté
d’affronter la difficulté et la foi en nos valeurs. La France doit être libérée pour retrouver son âme.