Que l’on soit militant de la cause écologiste ou climatosceptique, nul n’ignore aujourd’hui ni le nom ni le visage de la jeune suédoise. Personnalité clivante, la militante écologiste Greta Thunberg est la cible d’attaques régulières : Florilège :

« Les ‘Minikeums’ seront quant à eux reçus au Sénat. Et ‘Flipper le dauphin’ dira son attachement à la planète au Conseil constitutionnel » s’est-on moqué en apprenant sa venue devant l’Hémicycle en juillet dernier.  » Gourou apocalyptique » pour Guillaume Larrivé député LR« Prix Nobel de la peur » et « prophétesse en culottes courtes » selon Julien Aubert (élu du Vaucluse), « infantilisation obscurantiste » par Jean-Louis Thieriot (député de Seine-et-Marne), ce n’est pas les quolibets qui manquent pour qualifier Greta Thunberg du côté des Républicains.
Certains regrettent aussi de voir Greta Thunberg prendre la place, à la tribune et plus largement dans les médias, de scientifiques experts du réchauffement climatique.
Elle seraitnstrumentalisée par les ayatollahs écolo-catastrophistes qui veulent imposer aux jeunes une réduction massive de leurs libertés ».D’autres encore pensent que le combat de l’adolescente n’est qu’un moyen de faire de la publicité à la famille Thunberg . Gagne t-elle de l’argent pour ses conférences ? »Je fais ce que je fais complètement gratuitement, je n’ai reçu aucune somme d’argent ni aucune promesse de paiements futurs, sous quelque forme que ce soit. Et personne lié à moi ou à ma famille ne l’a fait non plus », défend fermement Greta Thunberg sur Facebook. Elle précise que les bénéfices du livre « iront à huit associations caritatives différentes travaillant dans les domaines de l’environnement, du soutien aux enfants malades et de défense des droits des animaux ».
Enfin, au-delà de ses positions politiques, de son physique, de son sexe, ou de son jeune âge, son handicap aussi est ciblé. Greta Thunberg est atteinte du syndrome d’Asperger, une forme légère de trouble autistique qui rend, notamment, les interactions sociales plus difficiles. « Elle est à l’évidence très intelligente. Elle sait ce qu’elle fait, défend Danièle Langloys, présidente de l’association Autisme France. Ce n’est pas une petite chose qu’il faut protéger ! » Si la militante conçoit que l’autisme de Greta Thunberg peut être source d’un stress plus important, elle affirme : « Cette jeune femme l’assume, c’est un choix personnel qu’elle fait, comme toute autre personne peut le faire. »
L’attaque la plus violente émane du philosophe Michel Onfray qui s’en prend à l’ adolescente de 16 ans en la traitant de « cyborg » « Cette jeune fille arbore un visage de cyborg qui ignore l’émotion – ni sourire ni rire, ni étonnement ni stupéfaction, ni peine ni joie. Elle fait songer à ces poupées en silicone qui annoncent la fin de l’humain et l’avènement du posthumain. ». On a rarement été aussi loin…
Ce qu’on lui reproche c’est sans doute de ne pas chercher à séduire, d’être trop jeune et d’être autiste et de savoir s’exprimer
N’empêche Le magazine américain Time a choisi la jeune Suédoise Greta Thunberg, égérie d’un mouvement planétaire contre le réchauffement climatique, comme personnalité de l’année 2019. Elle est devenue l’égérie de la lutte contre le réchauffement climatique, le visage et la voix d’une génération inquiète pour son avenir Face à ces attaques, Greta a su garder son calme. Elle précise qu’elle n’est membre d’aucune organisation, et qu’elle n’a jamais reçu de paiements pour ses actions de la part de tiers. Au final, beaucoup d’attaques, et peu de preuves donc.
A celle qui a su mobiliser toute une génération en alertant sur l’urgence climatique s’applique le proverbe chinois : « le sage montre la lune mais l’imbécile regarde le doigt »

S.D