De plus en plus d’entreprises ont fait de l’adultère leur fonds de commerce. Sites de rencontres pour femmes et hommes mariés, hôtels dédiés aux relations extraconjugales ont du succès.

Original, coquin et pas cher, c’est sur ce créneau que s’est positionné cette année l’unique love hôtel parisien. Inspiré d’un concept très en vogue au Japon, il a été lancé par Jo, le patron du Club 88, un sex-shop de 2 500 mètres carrés de la rue Saint-Denis. Six chambres à thème, de la case africaine à la gondole vénitienne, du palais oriental au dojo japonais, sont à la disposition des couples infidèles tout au long de la journée, à 25 euros l’heure.

Grâce à des nouvelles applications, on peut dorénavant programmer son portable pour s’envoyer un SMS à soi-même, ou générer un coup de fil imaginaire du patron pour aller rejoindre sa maîtresse. Une application fournie par une société qui gère plusieurs sites de rencontres extra-conjugales. Doit-on s’en réjouir ?
Bienvenue dans le business décomplexé de l’adultère. Aller coucher ailleurs sans que son conjoint ne le sache, est aujourd’hui un marché commercial en pleine expansion.

Panorama des divorces en France

Le taux de divorce est de 10% environ. C’est-à-dire que chaque année 10 couples mariés sur 1000 divorcent (= 1 %). Autre chiffre qui révèle l’importance du taux de divorce en France : près de 45 % des mariages finissent par un divorce. Les hommes divorcés ont en moyenne 42 ans et les femmes divorcées 44 ans.

62 300 divorces ont été prononcés par un juge. Depuis le 1er janvier 2018, les divorces par consentement mutuel ne sont plus du ressort du juge, mais sont enregistrés par un notaire, sauf si un enfant demande à être auditionné. Le nombre de divorces par consentement mutuel enregistrés par un juge, déjà divisé par deux en 2017, devient ainsi négligeable en 2018 (300, après 33 500 en 2017). Cette très forte baisse entraîne une diminution de 31 % des ruptures d’union prononcées par le juge aux affaires familiales.

Des femmes de plus en plus libres 

Des différentes études, menées en 2014 et 2016, montrent également un certain nombre de tendances et d’évolutions. Durant cette période, le nombre de personnes, hommes et femmes confondus, déclarant avoir été infidèles a augmenté. Alors que les femmes étaient 31 % à avoir trompé en 2014, elles sont 33 % en 2016. Mais elles restent moins hardies que leurs homologues masculins, qui étaient 45 % à se déclarer infidèles en 2014, contre 49 % en 2016. L’écart entre les hommes et les femmes semble se creuser d’année en année. Toujours d’après l’Ifop, les candidates à l’adultère vivent en majorité dans l’agglomération parisienne, ou dans des villes de plus de 100 000 habitants.
En France, les agences destinées à piéger les maris volages ne semblent pas avoir pignon sur rue. Aux Etats-Unis, les honeytraps (littéralement : pièges à chéris) font fureur. Ils recensent les indices propres à l’adultère. Votre mari s’est mis au sport ? Il a changé de parfum ? Il travaille à des heures inhabituelles ? Méfiez-vous, met en garde le site Honeytrapagency, qui recrute des femmes fatales missionnées pour tester la fidélité des hommes en tentant de les emballer.

Céline Delrieux