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JEAN-CLAUDE SENSEMAT: « LE MONDE BANCAIRE A UN COMPORTEME​NT PARTICULIE​R EN FRANCE »

Comment vous situez-vous aujourd’hui ? Patron ou Auteur ?
Après avoir été un entrepreneur, leader dans l’import export d’outillage et repreneur de plusieurs marques dont les montres Lip en 1990, j’ai toujours eu une passion pour l’écriture.
J’ai été propriétaire et Directeur de publication de plusieurs journaux dont La Gascogne, Le Capitole et ai écrit pour la presse nationale.
Mon expérience d’une vie mouvementée me pousse à écrire des ouvrages économiques du vécu.
J’ai donc créé les Éditions Duroi au Québec où je vis, je suis donc désormais Auteur, Éditeur, Distributeur.

Pourquoi  » France, quand tu trahis ? »
Il s’agit-là d’un témoignage utile pour mes compatriotes. Mon devoir de citoyen est de les alerter sur les dysfonctionnements qu’il peut y avoir dans une République comme la nôtre.
Ce livre rythmé est jonché de faits précis, il est l’exemple même de ce qui ne devrait jamais arriver.
Il illustre le traitement personnel et dépourvu d’humanité que j’ai subi en France.

En voulez-vous à la France ?
J’ai été mal traité par un entourage malveillant.
Ma famille et moi nous sommes même sentis en insécurité dans notre propre pays et avons vu notre avenir bloqué.
Je suis Français et fier de l’être. Je suis né en France et imprégné de cette belle culture.
Si j’ai eu la capacité d’une telle ascension c’est que mon caractère est tel que, même dans l’adversité, je puise la force pour me redéployer.

Votre histoire paraît tellement invraisemblable qu’on a du mal à y croire ?
Oui, j’ai vécu un Outreau économique. C’est pour cela que j’ai écrit « France, quand tu trahis » avec les détails précis qui illustrent des faits réels car cela peut arriver à d’autres.
Il faut témoigner pour faire barrages aux dérives et manquements des institutions de la France.

N’avez-vous pas eu le grand tord de dénoncer certaines pratiques politiques en tant que chef d’entreprises ?
Autodidacte et avec 30 ans de succès ininterrompu cela n’appelait pas à la modestie.
Je suis conscient que j’ai généré des antipathies dues à une attitude trop flamboyante.
Néanmoins j’ai été le premier employeur de mon département natal et les politiques ont toujours pensé que je convoitais leurs postes.
J’ai eu le tord, comme beaucoup de commerçants, de ne pas avoir voulu prendre une position tranchée en politique.
J’étais considéré comme un électron libre.
Aujourd’hui, je suis convaincu qu’il faut toujours choisir son camp.

Qu’est-ce qu’il faut changer dans notre pays ?
Il faut remettre au centre de la société française les valeurs morales comme l’honnêteté, la loyauté et le travail. Il faut célébrer les talents et endiguer ce mal qui fait beaucoup de ravage en France : la Jalousie qui est due à une idéologie trop égalitariste.

Est-ce qu’on peut encore réussir en France ?
Bien sûr, à condition d’être socialiste, de monter une association ou une SCOP subventionnée par l’état.
Ou encore d’avoir un métier dans lequel on peut faire du black. Autre possibilité, comme je l’ai vécu à mon détriment, s’emparer de la clientèle de son employeur et monter sa propre entreprise avec le fruit du larcin. Autre cas de figure, être acheteur dans une grande compagnie et se faire verser des commissions par les fournisseurs de son employeur.
Bien entendu, je ne préconise aucune de ces solutions, le travail et la voie de l’honnêteté étant de loin les plus fiables et les plus gratifiantes pour la conscience et l’équilibre.

En voulez-vous aux banques ?
Le monde bancaire a un comportement particulier en France. Il considère, trop souvent, le patron comme l’ouvrier de sa finance. J’ai reçu de ceux-ci une « fatwa»  pour ne pas avoir donné de cautions sur mes biens personnels et cela en toute impunité de ces pratiques : « Mr Sensemat n’aura plus de crédit en France s’il ne remet pas au pot » ce sont ces mots qui ont été glissés à l’oreille de mon directeur financier.
Bien sûr je n’ai rien pu bâtir depuis en France.
Je n’ai jamais eu d’interdiction, pourtant, de façon informelle la communauté bancaire m’a censuré. Cela aussi m’a forcément poussé l’exil.

Croyez-vous à l’indépendance de la justice ?
Elle est nécessaire mais pour y parvenir il faut revoir la responsabilité des juges.
Personne ne peut croire que tous les juges sont des saints qui peuvent dispenser la justice en toute neutralité.
Chaque membre devrait être irréprochable et pour cela répondre à une enquête personnelle et financière régulière pour contrôler l’enrichissement personnel direct ou indirect, comme cela se pratiquera de plus en plus pour les hommes publics.
Ils devront passer des examens médicaux attestant de leur équilibre personnel et psychologique car les cas qu’ils ont à juger sont souvent lourds.
Enfin, ils devront être bien mieux rémunérés pour être à la hauteur de la charge qu’on leur demande.

Peut-on réussir sans avoir des appuis ?
Parti de rien, vivre une ascension seul vers la réussite comme je l’ai vécu n’est plus possible depuis l’avènement de la mondialisation des échanges.
Je pense que l’on ne peut rien seul dans un monde en mutation rapide en conséquence il faut choisir son camp ses alliés et faire partie le plus possible de clubs et d’associations.

Pensez-vous avoir fait le bon choix d’être allé vivre au Canada ?
J’ai été bien accueilli au Canada et au Québec.
Montréal est une ville jeune et dynamique. J’ai appris rapidement ce qu’était la mentalité américaine.
Mon fils y a terminé ses études universitaires, et s’y est trouvé une situation.
Il y a rencontré son épouse et notre famille est en train de s’agrandir au Québec.

Comment avez-vous réagi aux exils de Depardieu, Johnny, Arnault etc…?
La France d’aujourd’hui ne permet plus aux talents de s’exprimer. Tout est fait pour niveler par le bas. Les mesures économiques prises par ce gouvernement vont à l’encontre de l’entreprise et donnent de très mauvais signaux aux entrepreneurs.

Êtes-vous un exilé fiscal ?
Non. Je paie toujours des impôts en France et encore l’ISF et je paie aussi mes impôts au Canada pour tous les gains réalisés dans ce pays.
J’ai été poussé à l’exil car victime de déloyautés et d’une série de manquements des institutions de mon Pays.
Tout cela nous a écœurés et lassés.
Ma famille et moi nous sommes même sentis menacés dans notre propre pays.
Nous avons préféré partir.

Qui vous a trahi ? Qui vous a fait perdre une partie de vos affaires ?
J’ai été trahi après trente ans de succès économique absolu par une partie de mon entourage, professionnel et amical.
Jaloux, parfois incompétents, ces gens n’ont eu de cesse de créer le doute.
J’ai du dénoncer les agissements d’un entourage malveillant auprès de la Police Judiciaire de Toulouse et d’un auxiliaire de justice qui a depuis été jugé et emprisonné.
Près d’une dizaine de mises en examen ont été prononcées dans cette affaire.

Bernard Tapie a gagné des procédures, ne pensez-vous pas en faire de même ?
Bernard Tapie a été abusé par certaines banques, il a gagné, il a été soutenu par ses amis et je m’en réjouis pour lui.
Pour ma part, tous mes amis se sont évaporés à ce moment-là. Je n’ai même pas trouvé d’humanité dans le Gers, mon département natal car j’ai eu le tord de ne jamais m’en extirper.
Il n’en reste pas moins que les quarante cinq millions d’Euros pour préjudice moral octroyés à Bernard Tapie apparaissent disproportionné.
Mon histoire m’a mis dans un inconfort moral et physique dommageables et, pour ma part, non dédommagés.

Votre carrière a-t-elle été ruinée ?
J’ai une vie et une carrière formidable et très mouvementées.
Dans les années 90, j’étais classé par les magazines dans les grandes fortunes professionnelles, je ne le suis plus et suis donc passé de très riche à riche.
Après tous ces évènements, j’ai été fait Consul Honoraire de la République d’Albanie jusqu’à mon départ de France.
Cela a été un bon signal pour mon honorabilité.
J’ai réussi mon immigration familiale au Canada où ma famille a trouvé bonheur et équilibre.
Cela m’a permis de gérer mes affaires depuis Montréal tant pour les activités mobilières qu’immobilières.
Un bon pied de nez à ceux qui voulaient me détruire.

Maria Lemoine

Comments

  • Lochard
    mai 15, 2017

    Hé bien moi aussi je suis du Gers et j’ai connu Jean-Claude tout jeune à dix-huit ans numéro un pour faire la fête avec ses copains mais quel chef d’entreprise il a démarré avec trois fois rien mais quel « bosseur » un homme d’affaires. Je me souviens de ses premiers magasins puis quand il a repris Grunding à Fleurance puis la SEITA à Auch mis sur pieds LIP. Tout çà sans avoir la grosse tête. Beaucoup de peine quand l’énorme panneau Sensemat a été démonté. Le Gers a perdu son meilleur homme d’affaires businessman la jalousie de certains puis des escroqueries ont eu raison et nous avons perdu ple plus gros employeur du Gers… au Canada ils ont fait une bonne affaire.

  • Anonyme
    décembre 26, 2020

    5

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