Tome I
Tome II

Marion s’approche d’Emerig et l’enlace avec tendresse et force. Dès cet instant, aucune parole ne sera plus échangée pendant de longs moments d’affection et d’échanges sentimentaux et amoureux. A l’issue de leurs joutes érotiques et romantiques, Marion prépare une collation pendant qu’Emerig se rend chez Patomig. Ce dernier l’attend, ayant déjà l’information de l’arrivée de Marion dans le village. Il sait que le départ de son ami est imminent et il ne tente pas de la retenir. Espérant la visite d’Émeri, il a fait préparer une collation et tous les ingrédients alcoolisés nécessaires pour échanger dans le délire de l’amitié.

La nuit est installée sur la mer lorsqu’Emerig sort de la maison de Patomig. Il emprunte la route qui mène à la Nilrem. Arrivé à la croisée de chemins, il met la main à la poche, s’empare d’une petite pierre blanche, la dépose dans un petit trou au creux d’un arbre, recule de deux pas. Il attrape une jarre d’eau attachée à la selle de son cheval et verse quelques centilitres d’eau dans un petit bol.

Puis il éloigne son cheval avant de jeter le contenu du bol sur la pierre. Un grand bruit se fait entendre accompagner d’une lueur dorée d’autant plus violente que le bois est totalement sombre. Une fumée lourde se dégage du creux de l’arbre, de l’endroit même où se trouve la pierre blanche. Emerig ne distingue plus rien. Il ne devine pas l’arrivée de son maître qui le saisit par le bras pour l’emmener chez lui.

Face à face, ils se regardent, les yeux dans les yeux, ouvrant leur âme et leur cœur sans que la parole ne vienne polluer la valeur de leurs sentiments l’un pour l’autre. Les pensées s’échangent, sans bruit ni discussion.