La langue française est aujourd’hui la sixième langue la plus utilisée, derrière le chinois mandarin (plus d’un milliard de locuteurs), l’anglais, le hindi, l’espagnol et l’arabe, et devant le portugais (entre 178 et 240 millions de locuteurs). Le français est la 2e langue la plus apprise après l’anglais avec près de 120 millions d’élèves et un demi-million de professeurs de français à l’étranger.

C’est également la 3e langue la plus utilisée sur certains sites populaires (Facebook et Wikipédia) et l’une des langues de la vie économique internationale, notamment au sein de l’espace francophone qui représente environ 15 % de la richesse mondiale.

Le nombre de locuteurs est estimé aujourd’hui à 220 millions de personnes. En 2050, ils pourraient être 770 millions, dont 80 % en Afrique.

Cependant, faute d’un effort majeur, on pourrait assister en effet à un recul de l’espace francophobe : le nombre de francophones pourrait décroître, sous la pression de la concurrence des autres grandes langues internationales, des langues locales, et face aux difficultés de certains pays francophones du Sud à assurer l’accès à l’éducation de leurs populations en situation d’explosion démographique. Le nombre de francophones en 2050 pourrait alors être inférieur à celui d’aujourd’hui, au lieu de croître jusqu’à 770 millions.

Or, les échanges commerciaux induits par le partage du français entre une trentaine de pays francophones sont à l’origine de 6 % de la richesse par habitant en moyenne pour ces pays et de 0,2 points de taux d’emploi.

Le MEDEF a décidé de mettre ce sujet à l’ordre du jour de la REF du MEDEF 2021 et organise des tables rondes à ce sujet à partir du 24 août.

Son constat ? LA FRANCOPHONIE est un atout économique.

Les enjeux sont, en effet, immenses, y compris en matière économique.
Pour rappel, l’ensemble des pays francophones représente 16 % du PIB mondial et connaît un taux de croissance de 7 %.

Fabrice Le Saché, Vice Président du MEDEF

Selon Fabrice Le Saché, Vice Président du MEDEF, l’enjeu de cette REF est de créer un électrochoc en matière de francophonie économique et d’affermir la puissance globale de la France et des pays francophones et celle de nos entreprises, en :

catalysant les défis et opportunités du continent africain, la zone géographique la plus dynamique de la francophonie en termes de démographie et de croissance.
Associant les pays du sud-est asiatique, Viêtnam, Cambodge et Laos, qui s’éloignent aujourd’hui de la francophonie.

Structurant la relation entre les patronats des pays francophones. Le MEDEF propose.

À court terme : accroître, par des actions concrètes, des rencontres B to B, les flux d’affaires entre pays francophones, en ancrant le français par l’extension de liens commerciaux.

À moyen terme, au-delà du développement de nouvelles activités économiques, l’objectif est de :

Développer et défendre les positions économiques francophones dans l’ensemble des instances internationales.

Soutenir le développement du système juridique civiliste, de normes techniques et standards favorables et d’outils, véhicules, et pratiques commerciales et financières.

Fabienne Lissak