La guerre au Proche-Orient ? Quatorze ans de conflits, une pluie de bombes, 7 000 Mds$, deux à quatre millions de morts et un gagnant : le Deep State.

Vendredi dernier, l’administration Trump a renié ses promesses de campagne et a lâché « la Mère de toutes les Bombes », dans ce qui est devenu la Mère de tous les Échecs : la « guerre éternelle » des États-unis au Proche-Orient.

Les guerres désastreuses de Napoléon Bonaparte ont duré 13 ans. Celle d’Hitler a commencé en 1939 ; six ans plus tard, elle était terminée.

Les États-Unis, eux, sont en conflit au Proche-Orient depuis 14 ans. Les bombardements ont commencé le 20 mars 2003 — et ça continue.

Le dernier gros boum en Afghanistan aurait tué 94 « militants ».

Une pluie de bombes

Faire exploser des choses a toujours été un passe-temps amusant pour les adolescents.

Mais quand ça dure trop longtemps… les adultes finissent généralement par protester contre le bruit et les dégâts.

Rien que l’an dernier, le Pentagone a largué 26 000 bombes. A ce rythme, 364 000 engins explosifs sont tombés depuis le début des guerres… et ce n’est probablement qu’un minimum.

Au plus fort de la guerre en Irak, les bombes pleuvaient. Gagnant-perdant. Parfait pour les fabricants de bombes. Épouvantable pour tous les autres.

Après tant d’année, nous ne nous rappelons plus ce qui a provoqué les bombes.

Pourquoi les États-Unis étaient-ils si fâchés contre les Irakiens, déjà ?

L’Irak, après tout, était une nation séculaire. Son dirigeant, Saddam Hussein, était un ennemi mortel des terroristes islamistes.

Mais on ne pose pas de questions au plus fort de la bataille. Les États-Unis combattent encore les terroristes… ainsi que ceux qui combattent les terroristes… mais aussi ceux qui combattent ceux qui combattent les terroristes.

En d’autres termes, les États-Unis semblent préparés à lâcher bombes, drones, missiles et assassins sur n’importe qui ou presque.

Un miracle mineur

C’est le coût général qui en fait la Mère de tous les échecs.

Quatorze ans. 7 000 Mds$ (la Deuxième Guerre mondiale n’a coûté de 4 200 Mds$ en dollars actuels).

En 2015, le groupe Physicians for Social Responsibility, basé à Washington, estimait que jusqu’à deux millions de personnes étaient mortes depuis le début de ces opérations.

Le site d’actualité Middle East Eye affirme que ce chiffre monte jusqu’à quatre millions.

C’est un total bien inférieur à celui de la Première Guerre mondiale, tout aussi absurde. Mais la Première Guerre mondiale s’est terminée en quatre ans et a été considérée, du moins par la moitié des combattants, comme un succès.

Pour l’instant, la Guerre contre la Terreur n’a engendré de succès pour personne — sinon le secteur de la défense du Deep State.

Tuer un million de personnes pour rien devrait scandaliser un pays.

Les citoyens doués de raison devraient être choqués… effondrés… et furieux que leurs dirigeants élus… utilisant leur argent… agissant en leur nom… aient fait une chose pareille.

Comme Lady Macbeth, ils doivent se laver les mains encore et encore.

« Va-t-en, maudite tache… Va-t-en, te dis-je », crient-ils, tentant de faire disparaître les traces de sang… ou de les oublier avec des distractions triviales et des loisirs de pacotille.

A quoi sert une grosse bombe, après tout ?

Elle est là, tout en haut du cycle des fake news… à côté de cette question brûlante : « quand Melania Trump va-t-elle emménager à la Maison Blanche ? »

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