Ne dites plus Lafarge-Holcim, du nom de l’industriel du ciment, à partir de maintenant, c’est simplement Holcim. 6 ans après la fusion franco-suisse, la direction du groupe a annoncé vendredi son intention de simplifier la raison sociale, pour s’appeler simplement Holcim, donc la partie suisse. Cette modification du nom devra encore être approuvée par l’assemblée générale début mai. Les marques commerciales continueront d’exister distinctement, selon la direction.
Mais c’est une page de l’industrie française qui se tourne avec la disparition du nom Lafarge, comme industrie. Lafarge avait été créé en 1883 en Ardèche par Auguste Pavin de Lafarge et n’a toujours fait que du ciment. Lafarge avait même atteint la place de numéro un mondial dans les années 2000, avant de voir la concurrence de la mondialisation.
Le rapprochement avec un concurrent faisait du sens. En 2015, Lafarge, alors numéro 3 mondial du ciment et Holcim, entreprise suisse qui occupait la deuxième place du podium, s’étaient regroupés, dans une fusion entre égaux. Mais la gouvernance s’est avérée plus compliquée…
En 2017, Lafarge, impliqué dans le conflit syrien et un possible financement de Daech, est obligée de refonder sa direction. Dehors les hommes qui avaient négocié la fusion entre égaux, ont été placés de nouveaux dirigeants, à qui on a pu faire avaler la pilule suisse. Depuis, Holcim trace son chemin.

Sahara Cohen