La demande d’organes est forte dans le monde, que ce soit pour des patients ou bien la recherche. La demande d’organes est forte dans les pays du Nord, où généralement la santé est accessible pour tous. Il se creuse un écart important entre l’offre et la demande. La demande d’organes est aussi très importante dans la recherche, pour les études des futurs médecins qui ne disposent pas suffisamment d’organes de par leur pays.

Le nombre de transplantations d’organes a fortement augmenté ces dernières années. Partout, dans le monde, le besoin et la demande d’organes deviennent de plus en plus importants. Cependant, il manque d’offre et ainsi, le nombre de patients sur liste d’attente augmente. En effet, l’écart entre le nombre de receveurs et de donneurs est de plus en plus important. D’après le Conseil de l’Europe, dans toute l’Union européenne, en 2017, 61 000 personnes sont en attente d’un don d’organes et chaque jour, en moyenne, 12 personnes meurent en attente d’une greffe. Cela est dû à une diminution du nombre de donneurs en état de mort cérébrale « encéphalique », dû notamment, à la réduction des accidents de circulation.

En Afrique, le commerce d’organes est fleurissant, on entend même dire que le trafic des organes à des fins de transplantation représente 10 % des cas de transplantation à travers le monde et génère jusqu’à 1,2 milliards dollars de recettes illicites chaque année. Le trafic illégal d’organes est un travail à la chaîne qui implique des chirurgiens, des médecins, des techniciens de laboratoire et des agents de voyage. Leurs clients : des malades aisés du Japon, d’Italie, d’Israël, du Canada, de Taiwan, des Etats-Unis et d’Arabie Saoudite.

Selon des interceptions et des enquêtes conduites par les autorités italiennes sur les débarquements de migrants à Lampedusa, l’Italie pourrait être le carrefour européen du trafic d’organes.
. De nos jours, cette entreprise illégale concerne près de 50 nations et a fait de l’Afrique un fournisseur d’organes à la hausse. L’Organisation mondiale de la Santé OMS estime par ailleurs que près de 10 % des reins transplantés chaque année sont représentés par le trafic illégal d’organes.

 Ainsi, nous allons voir premièrement, pourquoi le trafic d’organes humains s’est-il développé et son fonctionnement ensuite en second lieu nous verrons les causes et les conséquences de ce trafic ainsi que le cadre réglementaire des Etats enfin nous verrons une étude de cas concernant le trafic des organes humains en Afrique et en Asie puis une conclusion .

Céline Morin