Face au changement climatique qui se confirme d’année en année, les viticulteurs français veulent passer à l’action pour adapter leurs vignes et leurs pratiques à la nouvelle donne.

 

Nous sommes à un moment charnière. Le changement climatique est là, on le voit, on le subit » déclare Jérôme Despeys, viticulteur dans l’Hérault et secrétaire général de la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire.

L’avancée de la date des vendanges en est le premier signe : « un moins cinquante ans » selon l’institut français de la digne et du vin.

De nouveaux cépages

Pour évoluer, la filière peut s’appuyer sur les travaux de l’institut de recherche Inrae, qui pilote depuis près de dix ans un programme baptise « Lacave », sur l’adaptation du vignoble au climat de demain.

Pour la recherche, l’enjeu « est de jouer sur du matériel végétal adapté, et notamment plus tardif, pour permettre de revenir à des dates de vendages plus normales et d’avoir des vins plus équilibrés. Car le réchauffement climatique donne des vins plus lourds, plus riches en alcool et moins subtils.

Dans le Languedoc, ce sont les cépages grecs et italiens qui sont expérimentés car plus tardifs et résistants à la sécheresse que les cépages locaux.

 

Sahara Cohen