Conçus à 88 % par des hommes, les algorithmes reproduisent aussi la discrimination de nos sociétés.

 

À bien y réfléchir, les Facebook, Instagram, TikTok, YouTube et autres sont devenus, avec les années, des biens de grande consommation pour tout citoyen, quel que soit son statut social, et peu importe son emplacement dans le monde. Notre temps, que ces applications accaparent sans retenue et avec un appétit sans cesse croissant, fait grossir impunément la profitabilité des entreprises qui les possèdent. La logique étant que plus vous y passez de temps, plus vous leur fournissez de l’information quant à vos comportements de consommateur.

 

Avec cette information, ils créent de la valeur – pour eux – par le truchement des fameux algorithmes, leur permettant ainsi d’aller chercher encore plus de consommateurs et de ne pas vous perdre de surcroît. Pour eux, la boucle est bouclée et devient infinie.

Dans la réalité, un algorithme est une suite logique de règles de calculs, œuvrant avec une certaine logique, afin de résoudre un problème donné. En bref, ce sont des mathématiques.

L’algorithme permet de prédire le « quoi », c’est-à-dire nos comportements, et, un jour, il sera en mesure de prédire le « pourquoi », c’est-à-dire les raisons qui motivent nos comportements.

 La Chine a rendu public vendredi un projet de réglementation visant à encadrer plus strictement le recours aux algorithmes par les géants du numérique, dans un contexte de reprise en main du secteur par Pékin.

Outils très utilisés par les mastodontes du secteur pour assurer leur succès, les algorithmes sont au cœur de l’économie numérique et servent de cerveau à bon nombre d’applications et services sur internet.

Pékin s’inquiète du manque de transparence des géants de la tech vis-à-vis de cette pratique. Les autorités cherchent ainsi ces dernières semaines à davantage encadrer les algorithmes.

Sahara Cohen