Le secteur automobile revit les heures sombres de la crise financière de 2009… Des pertes abyssales, plus de 8 milliards d’euros chez Renault qui connait son année la plus catastrophique depuis la guerre, une marge opérationnelle sur l’activité automobile négative mais les équipementiers sont aussi très touchés. Plus d’un milliard d’euros de perte chez Valeo et un chiffre d’affaires qui affiche un recul de 14% en données comparables. Même repli des ventes pour Plastic Omnium mais avec une perte moins prononcée : 250 millions d’euros.

L’année 2020 a vu se produire près de 15 millions de voiture en moins, on a fini l’année à 71 millions, contre plus de 84 millions en 2019, le marché devrait correctement rebondir l’an prochain, de 10 à 16% selon les analystes.

Les analystes sont optimistes et pourtant un autre obstacle se dresse devant les constructeurs. Le secteur automobile affronte en ce moment une pénurie de composants électroniques, les fameuses puces dont ont besoin tous les constructeurs. Ce qui freine la production et ferme des lignes d’assemblage un peu partout dans le monde, la production automobile a déjà baissé en Allemagne de 23% en janvier. Les constructeurs devraient en ressentir les effets jusqu’au début du troisième trimestre. Ce n’est même pas la fin de la crise que c’est le début d’une autre crise.

Sahara Cohen