Halte aux fake news : le coronavirus nouvelle génération, officiellement baptisé SARS-CoV-19 ou Covid-19, est bien le fruit d’une mutation naturelle. Ni erreur de laboratoire, ni acte terroriste, ce virus a muté d’un animal jusqu’à un humain, c’est ce qui s’appelle une zoonose.

Ce virus existe chez beaucoup d’autres espèces. D’après son génome, le virus responsable de l’épidémie est similaire à une autre forme de coronavirus connue chez la chauve-souris rhinolophe (la chauve-souris chinoise qui n’a pas la même apparence que chez nous). En revanche, le génome de cette nouvelle génération de Covid est très différent des coronavirus connus, par exemple en 2003. Ce qui écarte totalement le risque de manipulation biologique humaine.

 

Pour autant, le virus n’est pas passé directement de la chauve-souris à l’homme, selon les experts japonais. Il est passé par une espèce intermédiaire nommée le « réservoir ». C’est là que le pangolin, animal à l’allure préhistorique, apparaît. Il a la particularité d’être proche de l’homme puisqu’il est largement braconné, car très prisé en Afrique et en Asie pour sa viande et ses écailles, utilisées dans la médecine chinoise ancestrale.

 

Enfin, dernière fake news à déboulonner, si le coronavirus est bien connu sur plusieurs espèces, cette forme de coronavirus n’affecte pas les chiens et les chats, qui n’y sont pas réceptifs et ne peuvent donc pas le transmettre.

Sahara Cohen