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Les syndicats sont-ils encore influents ?

Des dizaines de personnes vont défiler, ce jeudi 19 janvier, dans le cadre de la reforme de retraite. Au-delà de leur capacité à mobiliser dans la rue, les syndicats arrivent-ils encore à faire entendre leurs revendications dans le débat public ?  Les syndicats sont aujourd’hui concurrencés par des mouvements populaires spontanés

Si l’avenir du travail est incertain, celui des syndicats l’est tout autant. Les changements, qu’ils soient liés à la mondialisation, à la démographie, à l’environnement ou aux technologies, bouleversent le marché du travail actuel et seront déterminants pour leur avenir.

L’arrivée du télétravail après la crise sanitaire a mis en évidence et aggravé les difficultés déjà existantes. Au niveau national, le nombre d’adhérents aux organisations syndicales est en baisse au fil du temps, affectant ainsi leur capacité à organiser et à servir les travailleurs.

Pourquoi ce déclin du poids des syndicats dans le débat public ?

Le dialogue social reste chez nous très imparfait. Les syndicats ont toujours eu beaucoup de difficultés à se faire entendre en dehors de situations conflictuelles : la classe politique a du mal à les entendre et surtout à les écouter. De manière plus conjoncturelle, la crise sanitaire a mis entre parenthèses la prise de parole syndicale ces deux dernières années.

Une alternative qui pourrait être bénéfique pour les syndicats, c’est celui de la revitalisation, c’est-à-dire celui dans lequel les organisations syndicales trouveront des méthodes innovantes et formeront des coalitions pour représenter l’ensemble des travailleurs.

Ainsi, une des difficultés du syndicalisme actuel est qu’il est beaucoup dans la réaction, la défense… mais très peu dans l’offensive et la proposition alternative, qui pourrait l’aider à « passer le filtre » médiatique. Aujourd’hui, les taux de syndicalisation des ouvriers des employés sont inférieurs au taux de syndicalisation des techniciens, des cadres et encore plus des fonctionnaires. Les syndicats ont un problème de sociologie de leurs adhérents, avec des classes populaires absentes. Or, c’est précisément ce pan de la société qui leur a fourni un moteur en termes de rapport de force, de mobilisation. Pour retrouver de l’adhésion, les organisations syndicales doivent ressembler à la société. Cela vaut aussi pour les partis politiques.

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