Si même les Allemands consomment moins de bière, c’est que le monde va vraiment mal.

Outre Rhin, les bars et les restaurants sont toujours fermés, comme en France. Les stades de football sont vides de leur ambiance habituelle et le Festival de la bière n’a pas eu lieu.

La bière est donc une des premières victimes.

Le chiffre d’affaire de ventes de bières n’a jamais été aussi bas, avec des baisses de vente allant de 23% en moyenne jusqu’à 80% pour les petites brasseries. 500 millions de litres n’ont pas été consommés. Une situation comparable à l’après-guerre en Allemagne. La moitié des brasseurs bénéficierait du chômage partiel alors qu’une vague de faillites menace les plus petits acteurs.

 

Certains marchands se sont lancés dans la vente en ligne. Mais la consommation y est différente : une consommation plus mesurée et plus choisie, les consommateurs veulent surtout essayer d’essayer de nouveaux produits. Cela ne suffit pas.

 

En Allemagne, la bière n’est pas qu’une boisson, c’est un mode de vie, une culture, un patrimoine vieux de 500 ans.

La réouverture des restaurants n’est pas prévue à l’heure actuelle. Et l’Allemagne devra mettre de l’argent sur la table si elle ne veut pas voir les brasseurs disparaitre et une part de son histoire.

Hélène Samason