Alors que le monde vient de fêter la journée mondiale de l’obésité, c’est l’occasion de sensibiliser et d’encourager les changements sociaux contre le trop de nourriture.

Selon l’OMS, les taux d’obésité ont presque triplé depuis 1975, presque cinq fois plus chez les enfants et les adolescents. 1 enfant sur 5 pourrait être ainsi en surpoids. 800 millions de personnes dans le monde souffrent de cette maladie complexe. Et c’est particulièrement pertinent aujourd’hui, car les personnes obèses sont plus susceptibles d’avoir des cas graves de Covid-19.

L’obésité est aussi une épidémie dont le nombre ne cesse d’augmenter. Le problème est mondial. Par exemple, en Afrique du Sud, un tiers des hommes et 2/3 des femmes sont considérés comme obèses. En France, la maladie touche15 % de la population et aux États-Unis, plus de 42 %.

Avec des conséquences de l’obésité sur la santé nombreuse : diabète, hypertension, cancers et maintenant, plus grande sensibilité au Covid-19. L’un des facteurs qui augmente le plus le risque de mortalité est en fait le poids corporel : les personnes souffrant d’obésité grave ont trois à quatre fois plus de risques de mourir du coronavirus que les personnes qui ne vivent pas avec l’obésité. A cause d’un système immunitaire plus faible, les personnes obèses attrapent le virus plus facilement, leurs poumons sont plus souvent affectés. Elles se rétablissent moins vite et ont deux fois plus de chances d’être hospitalisées en réanimation, ce qui augmentent mécaniquement leur chance de ne pas en sortir.

Melanie Delrieux