Les deux confinements et les mesures sanitaires ont largement impacté le secteur immobilier en France. Pendant le second confinement, l’interdiction des visites de biens, notamment, a ralenti considérablement la chaine du logement.

Le Syndicat national des promoteurs immobiliers (SNPI) a élaboré une étude statistique dans laquelle il estime la chute des transactions de vente à plus de 33 % au printemps 2020 par rapport au printemps 2019, et à -5,5 % pendant l’été 2020, malgré un contexte de rebond économique lié au rattrapage du confinement.

 

Les raisons de cette baisse sont d’abord imputables à la crise sanitaire. Les acteurs de la construction, de l’aménagement, de l’immobilier et les courtiers ont tous dû avoir massivement recours aux dispositifs gouvernementaux (chômage partiel, Fonds de solidarité etc.). C’est en particulier le marché du logement neuf qui s’effondre, dû à l’arrêt net des constructions pendant plusieurs mois.

La deuxième raison est à aller chercher du côté des établissements bancaires. Les taux de crédit sont restés cette année très bas. En revanche, les banques se sont montrées beaucoup plus sélectives sur le choix des dossiers, en se montrant plus exigeantes sur les niveaux d’apport personnel. Les types de profils qui pâtissent le plus de la conjoncture actuelle sont les jeunes emprunteurs et les primo-accédants.

Hélène Samson