Face au coronavirus, c’est une nouvelle ruée vers l’or qui se précise.
Le cours du métal précieux bondit de +8% depuis le début de l’épidémie. L’or demeure l’éternelle valeur refuge pour les investisseurs. Valeur refuge parce qu’il a une progression contracyclique par rapport aux marchés et aux indices : quand tout va bien, il évolue peu mais quand il y a de la panique, alors il évolue à la hausse.

Dans une nombreuse boutique de revente d’or à Paris, la pièce de 20 francs napoléon se négocie à 300 euros. Le lingot approche les 5 000 euros.
S’il y a ceux qui espèrent gagner un peu d’argent, nombreux sont ceux qui viennent acheter de l’or. Ils sont même 40% de plus que l’an dernier. Ils sortent leurs actifs des marchés actions, parfois avec de lourdes pertes, pour replacer l’argent sur l’or.

L’explication, c’est évidemment ce regain d’incertitude, les bourses dévissent, le CAC 40 plonge. Le tout conjugué à la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine et des taux d’intérêts bas.

Pour certaines banques, l’once d’or pourrait dépasser les 2000 dollars dans les prochaines années et 1700 dollars d’ici un an. L’or a cette capacité, comparée à d’autres actifs, à porter sa propre valeur, il a une valeur intrinsèque, alors qu’une action va être dépendante d’une entreprise, de chiffres… c’est en cela qu’il est unique.
Pamela breton
Pour en savoir un peu plus sur ce métal précieux