BPCE, maison mère de Natixis, met sur la table 3,7 milliards pour racheter la part qu’il ne possédait pas encore dans sa filiale de gestion d’actifs et d’assurances. Il y avait ces rumeurs de retrait de la cote depuis quelques temps déjà,

L’offre a été déposée auprès de l’AMF lundi soir et devrait être acceptée comme une formalité.

D’un montant de 3,7 milliards pour 29,3% du capital de Natixis, l’offre de BPCE revient à offrir un prix de 4 euros par action. C’est  33% de prix le si l’on prend la moyenne du cours des deux derniers mois, la direction utilisant cet argument pour considérer le prix d’ « attractif »

Mais rappelons tout de même que le prix d’introduction en 2006, était de 19,55 euros, son niveau de ses premières années. L’action était descendue sous les 1 euro pendant la crise de 2008. La direction avait depuis des années vouloir tout faire pour que le cours remonte. On comprendrait donc un désarroi de certains actionnaires en voyant à quel prix cette même direction leur rachète leur épargne.

 

La raison de ce retrait est stratégique pour BPCE. Avec l’annonce d’un nouveau plan en juin, le directeur général évoque une simplification, un resserrement des liens entre activités, notamment pour réduire le risque après les déboires de Natixis, avec la société de gestion H20, qui lui a causé du tort en terme de légitimité. De Natixis, BPCE va complètement intégrer l’assurance et les paiements tandis que la gestion d’actifs et la banque de marchés garderont leur identité Natixis.

Laurent Mignon, directeur général de BPCE, le déplore : les banques en bourse restent bien sous évaluées. Ce qui limite leur développement et l’intérêt de faire appel à la bourse, et c’est ce qui vaut bien de mettre 3,7 milliards d’euros sur la table pour essayer de faire de BPCE la première banque non cotée d’Europe.

Hélène Samson